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Les examens complémentaires
Vous savez maintenant que vous devez vous prêter à une prise de sang mensuelle si vous n'êtes pas immunisée contre la toxoplasmose ou la rubéole. Votre médecin peut également vous prescrire des examens complémentaires.
D'autres analyses de sang
Jusqu'au 4ème mois, on recherche la présence d'anticorps contre la rubéole, dangereuse pour le fœtus. 95% des femmes enceintes sont immunisées. Aussi selon les résultats de votre 1ère échographie, une nouvelle prise de sang peut vous être prescrite, qui peut déboucher sur une amniocentèse (évaluation risque de trisomie 21). Ce prélèvement de liquide amniotique n’est réalisé qu’en cas de forte suspicion, car il n'est pas sans danger pour le bébé.
Des analyses d'urine
Une analyse d'urine est normalement prévue chaque mois. Elle dépiste la présence de sucre qui signale parfois un début de diabète gestationnel. On contrôle aussi le taux d'albumine (ECBU ou Examen cyto-bactériologique des urines) afin de rechercher l'existence d'infections urinaires ou d'une maladie liée à l'hypertension.
Le Tri-Test
Cette anomalie génétique est la plus fréquente et touche 1 naissance sur 700 environ en France.
Les modalités de dépistage de cette anomalie évoluent régulièrement depuis 1990 en fonction de l’avancement des connaissances, l’objectif étant de diagnostiquer le plus tôt possible l’anomalie avec une série d’examens de première intention. Ces derniers permettent d’être le plus juste et précis possible, pour ne réserver les examens de deuxième intention, qui confirment ou non le diagnostique, qu’aux femmes présentant des risques significatifs après les premiers examens. Les examens de deuxième intention ne sont pas sans risque de fausse couche spontanée, il est important de ne les proposer qu’aux femmes les plus à risque…
Depuis l’arrêté du 23 mai 2009, trois solutions sont offertes au praticien et à la patiente (sans condition d’âge)
- un dépistage au 1er trimestre de la grossesse associant - l’âge maternel - la clarté nucale (épaisseur de la nuque) mesurée à l’échographie et les résultats de dosages sanguins spécifiques réalisés entre la 11 et 13 semaines + 6 jours d’aménorrhée
- un dépistage séquentiel au 2ème trimestre associant – âge maternel – clarté nucale évaluée sur l’échographie du 1er trimestre, et les dosages sanguins prélevés entre 14 et 17 semaines + 6 jours
- un dosage sanguin au 1er ou 2 ème trimestre associé à l’âge maternel, si la mesure de la clarté nucale est impossible ou non fiable ou si le délai de réalisation de l’échographie du 1er trimestre est dépassé, celle-ci doit en effet être faite à une période bien précise.
Lors de la prescription, la patiente reçoit, après avoir donné son consentement écrit en 3 exemplaires (1 pour elle-même, 1 pour le praticien et 1 pour le biologiste), une ordonnance pour la réalisation de l’échographie du 1 er trimestre (qui doit être réalisée chez un échographiste agréé), immédiatement suivie par la réalisation du bilan sanguin. Le calcul du risque est alors réalisé par le biologiste ; le risque final est rendu par le biologiste au prescripteur qui communique le résultat à la patiente. Si le risque calculé est supérieur à 1 / 250, un conseil génétique est souhaitable, celui-ci peut aboutir à la réalisation d’une ponction de trophoblaste ou une amniocentèse, geste qui confirmera ou infirmera le diagnostic mais qui peut entrainer dans de rare cas une fausse couche spontanée ; le résultat de ces deux examens prend de quelques jours à 2/3 semaines
Ainsi l’amniocentèse n’est plus proposée, comme auparavant, sur le seul critère de l’âge maternel qui était de 38 ans
Compte tenu de ces nouvelles modalités et dispositions qui sont non obligatoires, afin de les expliquer à la patiente; il est souhaitable de commencer à aborder la question suffisamment tôt pour lui donner le temps de la réflexion et par exemple dès la consultation pré conceptionnelle qui est indiquée depuis septembre 2009 par la haute Autorité de Santé (HAS).
























