Sevrage de bébé : quand et comment arrêter l’allaitement ?

Vous avez allaité votre bébé jusqu’à présent, félicitations ! Vous lui avez offert ce qu’il y a de plus précieux : votre lait maternel, un aliment unique qui accompagne ses premiers mois de vie, soutient son système immunitaire et nourrit le lien qui vous unit au quotidien[1]. 

Aujourd’hui, vous vous interrogez peut-être sur l’étape du sevrage, sur le bon moment pour l’entamer ou sur la manière la plus adaptée d’arrêter l’allaitement. 

Il n’existe aucune règle universelle en matière de sevrage de bébé[2]. Certaines familles choisissent d’arrêter l’allaitement tôt, d’autres plusieurs mois après la naissance et d’autres encore bien plus tard, lorsque l’enfant manifeste des signes d’autonomie ou que les besoins évoluent. Chaque parcours est unique, influencé par le rythme du nourrisson, par l’alimentation déjà mise en place, par l’histoire personnelle ou par des contraintes quotidiennes comme la reprise du travail.

Parce que cette transition peut susciter des émotions intenses, pour la mère comme pour l’enfant, cette page et ses contenus associés ont été conçus pour vous accompagner pas à pas, avec bienveillance et expertise. Vous y trouverez des informations pour comprendre le processus de sevrage, identifier le bon moment pour débuter, découvrir les différentes méthodes possibles, gérer les impacts physiques et émotionnels, ainsi que de nombreux conseils pratiques pour vivre cette étape le plus sereinement possible.

Cette page a pour objectif de vous informer mais ne remplace pas un avis médical. Au moindre doute, prenez rendez-vous rapidement auprès d'un professionnel de santé.

Qu’est-ce que le sevrage de bébé ?

Le sevrage est le processus d’arrêt, généralement progressif, de l’alimentation au lait maternel. Ce processus peut être total, lorsque l’enfant cesse complètement de téter, ou partiel, lorsque l’allaitement est réduit au profit d’autres sources de nutrition, comme des préparations infantiles ou des aliments solides.

Sevrage partiel ou total : deux chemins possibles

Certaines mères optent pour un sevrage partiel[3], c’est-à-dire l’arrêt de certaines tétées au lait maternel sans interrompre complètement la pratique de l’allaitement. Par exemple, elles peuvent conserver les tétées du matin et du soir, tout en remplaçant les autres par du lait infantile ou des repas diversifiés. Ce mode d’arrêt progressif permet de maintenir un contact nutritif et affectif avec le bébé, tout en s’adaptant à un nouveau rythme. Cette formule est particulièrement adaptée lorsque la reprise du travail approche, ou simplement pour accompagner une évolution en douceur des habitudes alimentaires.

D’autres préfèrent un sevrage total, marqué par l’arrêt définitif de l’allaitement[3]. Ces deux options sont valables, chacune ayant ses avantages selon les besoins du bébé, l’organisation familiale ou le confort de la mère. Ce qui compte avant tout, c’est que le sevrage soit choisi, réfléchi et vécu sereinement.

Quand commencer le sevrage de bébé ?

Décider d’entamer le sevrage, quel qu’en soit le moment, relève d’un choix profondément personnel. Certaines familles ressentent que leur enfant est prêt à évoluer vers d’autres sources de lait et d’alimentation, tandis que d’autres préfèrent prolonger la tétée pour maintenir ce lien privilégié. Le rythme du sevrage peut aussi dépendre du tempérament du nourrisson, de la présence d’aînés, de la fatigue maternelle ou d’événements de vie. Quelle qu’en soit la raison, il n’existe ni modèle idéal ni durée recommandée pour allaiter : chaque histoire est unique.

Les recommandations officielles sur l’allaitement et le sevrage

L’Organisation mondiale de la Santé recommande un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant[4], puis la poursuite de l’allaitement associé à une alimentation diversifiée jusqu’à 2 ans ou plus, en fonction du souhait des familles. Ces recommandations ne signifient cependant pas que le sevrage doit impérativement commencer à un âge donné. 

Ainsi, le sevrage s’apparente davantage à une transition progressive qu’à une étape figée. Il ouvre la porte à une nouvelle phase de découverte alimentaire pour le bébé, tout en permettant à la mère d’aborder différemment son quotidien. Chaque famille peut choisir le rythme qui lui correspond.

Un repère propre à chaque duo maman-bébé

Chaque relation d’allaitement est unique et ce qui convient à une famille ne sera pas forcément adapté à une autre. Certaines mères ressentent, au fil des semaines, l’envie d’alléger les tétées pour retrouver plus de liberté ou pour apaiser une fatigue persistante. D’autres préfèrent continuer à allaiter longtemps car cela fait partie de leur équilibre familial. Certaines encore ne souhaitent pas sevrer, mais y sont contraintes pour des raisons médicales ou professionnelles. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison : c’est un choix intime, qui doit s’appuyer sur ce que la mère et l’enfant vivent ensemble[5].

Repérer les signes que bébé est prêt

Le sevrage peut être envisagé lorsque l’enfant montre des signes d’autonomie croissante[5]. Cela peut se traduire par un intérêt marqué pour les aliments solides, un appétit qui augmente, un rythme de tétées qui s’espace naturellement, ou encore une curiosité nouvelle envers ​​les biberons et les cuillères[5]. Dans ce cas, le bébé semble déjà prêt à élargir son alimentation et à accepter une autre source de lait. Certains nourrissons s’adaptent très vite à cette transition, tandis que d’autres demandent plus de temps. Là encore, il est essentiel de respecter son rythme, sans chercher à forcer les étapes.

Les raisons pratiques qui guident le sevrage

Pour certaines familles, l’envie de sevrer s’inscrit dans un contexte particulier : la reprise du travail, un changement d’organisation familiale, un besoin de repos, ou la prise d’un traitement incompatible avec l’allaitement. Dans ces situations, le sevrage peut représenter une réponse simple et structurante pour retrouver un équilibre. Il permet aussi de partager davantage l’alimentation du bébé avec l’autre parent, notamment grâce au biberon.

Les méthodes de sevrage

Le sevrage progressif

Une fois la décision du sevrage prise, et dans la mesure du possible, il est important d’inscrire le sevrage dans la durée. Plus la transition vers le biberon est lente, plus elle sera sereine pour votre bébé comme pour vous.

Pour préparer cette étape, vous pouvez tirer votre lait (pour celles qui n’ont jamais donné de biberons de lait maternel avant) et le donner au biberon. Cela permettra au bébé de s’habituer à la tétine seule, puis au changement de goût du lait. L’idéal est de prévoir entre 3 et 4 semaines pour un sevrage complet, progressif et en douceur.

Le sevrage brutal : une solution rare, sauf urgence médicale

Arrêter l’allaitement du jour au lendemain n’est généralement pas recommandé[6], car cela peut être difficile pour le bébé et inconfortable pour la mère. L’arrêt brutal augmente en effet le risque d’engorgement et peut perturber le rythme alimentaire du nourrisson, qui se retrouve sans repère[6]. Toutefois, dans certaines situations médicales spécifiques, un sevrage rapide peut être nécessaire. Si cette décision s’impose, un accompagnement par un professionnel de santé permet de sécuriser la transition et de soutenir la mise en place du nouveau mode d’alimentation.

Que donner à la place du lait maternel ?

 
  • Quel que soit l’âge de votre enfant, prenez le temps de vous faire conseiller, en amont, par un professionnel de santé quant au choix de la préparation pour nourrisson ou préparation de suite qui lui conviendrait le mieux.
  • Veillez à choisir une tétine et un biberon adaptés à son âge, à respecter les règles d’hygiène lors de la préparation et conservation et surtout à respecter les quantités recommandées par rapport à son poids, son âge et surtout son appétit.
  • En cas de refus, vous pouvez faire donner les biberons par une personne tierce (co-parent, nounou, personne de l’entourage), au moins au début. Cela évitera à votre bébé de sentir l’odeur de votre peau et du lait maternel auxquels il est habitué et qui pourraient l’inciter à refuser son biberon.

Impacts du sevrage sur l’enfant et la mère

Bébé et le sevrage : s’adapter en confiance

Pour certains bébés, le passage du sein au biberon ou aux repas solides se fait naturellement, sans difficulté particulière. Pour d’autres, cette nouvelle étape peut susciter des réactions d’inconfort, d’opposition ou d’incertitude. Le nourrisson s’était habitué au contact du sein, à la chaleur de la peau, au goût du lait maternel, au rythme des tétées. Abandonner ces repères demande parfois du temps.

Si votre bébé refuse le biberon, vous pouvez essayer de :

  • Proposer le biberon aux moments où l’enfant est le plus calme possible, juste après une sieste par exemple, ou lorsque bébé est en éveil calme, et pas trop affamé.
  • Mettre en place de nouveaux rituels « mère-enfant » pour privilégier le contact physique : peau à peau, câlin, massage. Au début, il risquera peut-être de chercher le sein mais ces caresses le rassureront.
  • Selon son âge, l’accompagner vers plus d’autonomie, que ce soit lors de la prise de biberon ou lors d’une alimentation diversifiée.
  • Essayer de ne pas le forcer, il n’est peut-être pas encore tout à fait prêt.
  • Même si cela est souvent plus facile à dire qu’à faire, essayez de rester la plus calme possible. Plus vous serez sereine, plus votre enfant le sera également et acceptera facilement le biberon. 

Le sevrage côté maman : corps et émotions en mouvement

Le sevrage entraîne aussi des transformations physiques chez la mère. Lorsque les tétées diminuent, la production de lait s’ajuste progressivement. Si le rythme change trop vite, des tensions ou un engorgement peuvent apparaître. 

  • ​​Procédez au sevrage graduellement pour éviter l’engorgement et le risque de mastite.
  • En cas de douleurs, appliquez des compresses froides sur les seins. En effet, le froid peut aider à soulager l’inflammation.
  • Si vos seins sont tendus, vous pouvez exprimer un peu de lait en pressant légèrement vos seins ou à l’aide d’un massage aréolaire (demandez à un spécialiste de l’allaitement de vous montrer comment on réalise ce massage). Evitez cependant de trop vider et stimuler vos seins, cela relancerait la production de lait.
  • Optez pour un soutien-gorge adapté, bien ajusté qui maintient bien vos seins sans les comprimer. 
  • Ne prenez pas de médicaments : il n’existe aucun traitement pour limiter la production de lait. Celle-ci va diminuer naturellement, au fur et à mesure que le nombre de tétées va baisser. En revanche, demandez conseil à un.e professionnel.le de santé si vous avez besoin de soulager les douleurs liées au sevrage. Il pourra éventuellement vous indiquer une prise de médicaments, adaptés à votre situation.

Si vous rencontrez des difficultés avant ou pendant le sevrage, vous pouvez vous faire aider par différent.es professionnel.les de santé, qui pourront vous prodiguer de nombreux conseils. N’hésitez pas à solliciter :

  • Le pédiatre qui suit votre enfant : il pourra vous indiquer les recommandations en lien avec votre situation personnelle et vous aider à mettre en place un plan d’arrêt de l’allaitement,
  • Un.e consultant.e ou conseillèr.e en lactation ou votre sage-femme : elle pourra vous accompagner durant la transition vers l’arrêt de l’allaitement en vous donnant des conseils pratiques et vous soutenir si c’est dur pour vous émotionnellement.
  • D’autres mamans : même si chaque situation est unique, il peut être utile d’échanger avec d’autres mères pour partager votre expérience et éventuelles difficultés. N’hésitez pas à vous rapprocher d’un groupe de parole de mamans par exemple ou de lire des témoignages de mères.
  • Votre entourage : il n’est pas rare qu’un bébé accepte plus facilement ses 1ers biberons s’ils sont proposés par une autre personne que sa maman, comme son papa, ses grands-parents, ses oncles ou tantes, ... Même s’il n’est pas toujours facile de déléguer les repas que vous étiez la seule à gérer jusqu’à maintenant, tentez de vous dire que vous permettez à d’autres personnes de partager ces moments avec votre bébé et essayez d’en profiter pour prendre un peu de temps pour vous…

N’hésitez pas à vous rapprocher d’un groupe de parole, de maman ou à lire !

Conseils pratiques pour un sevrage réussi

 
  • S’informer en amont : se documenter pour mieux comprendre le processus et ses étapes, connaître les alternatives nutritionnelles adaptées, consulter des professionnels de santé ou des groupes de soutien pour obtenir des conseils personnalisés.
  • Anticiper et prendre son temps : observer les signaux de votre bébé (faim, besoins affectifs, fatigue), respecter votre propre ressenti et celui de votre enfant, éviter la précipitation pour limiter stress et inconfort, avancer à un rythme doux et progressif.
  • Supprimer progressivement les tétées : commencer par les tétées les moins importantes (celles de l'après-midi, du midi), les remplacer peu à peu par du lait infantile ou par des repas adaptés, prendre plusieurs jours pour chaque étape pour réduire les risques d’engorgement, et adapter selon la réaction du bébé.
  • Déléguer / passer le relais : faire participer d’autres membres de la famille pour les repas ou le réconfort, aider bébé à créer de nouveaux repères affectifs, vous offrir un temps de repos, essentiel pour votre bien-être.
  • Écouter son bébé… et soi-même : observer les réactions de votre enfant (pleurs, agitation, refus), ajuster le rythme en fonction des besoins et émotions de chacun, maintenir une communication bienveillante pour renforcer la confiance mutuelle.

Jusqu’à 3 ans, le lait (lait maternel ou préparation infantile en cas de sevrage total) reste le pilier de l’alimentation du tout-petit. Selon l’âge de votre bébé, les quantités quotidiennes recommandées varient entre 500 ml et 800 ml[7].

Le sevrage est une aventure unique, à la fois pour l’enfant et pour sa mère. En avançant avec patience, confiance et douceur, chacun trouve progressivement son nouvel équilibre.

Le sevrage est une transition naturelle dans l’alimentation de bébé, et il n’existe pas de chemin unique pour y parvenir. Chaque famille avance à son propre rythme, selon ses besoins et son quotidien. En prenant le temps de préparer cette étape, en respectant le rythme de l’enfant et en vous entourant de conseils fiables, vous pourrez vivre cette évolution en douceur.

Si vous souhaitez découvrir d’autres expériences et être accompagnée pas à pas, ​​les témoignages de mamans sur le sevrage et la rubrique biberon vous offriront des repères précieux. Le sevrage n’est pas une rupture, mais l’ouverture vers une nouvelle manière de nourrir le lien avec votre bébé. En cas de difficultés, n’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un professionnel (sage-femme, consultante en lactation, etc.).

[1] Santé publique France. Le guide de l’allaitement maternel.

[2] 1000 Premiers Jours. Allaitement : le sevrage de bébé.

[3] mpedia. Conseils pour un sevrage de bébé réussi.

[4] Organisation mondiale de la Santé. Allaitement maternel

[5] La Leche League France. Le sevrage : quand et comment ?

[6] Ghislaine Camus. Le sevrage.

[7] sante.gouv. La petite enfance (de la naissance à 3 ans).

mom and baby

Besoin d’un conseil, d’une écoute ?

Notre équipe d’experts de la petite enfance est à votre disposition jour et nuit que ce soit pour parler produits , nutrition, parentalité …..

*Service et appel gratuits en France hors collectivités d'Outre-Mer​

**du lundi au vendredi de 9h à 19h et samedi de 9h à 18h

INFO QUALITÉ​ RAPPEL PRODUIT

Chers parents, la sécurité et la qualité​ des produits que vous donnez à votre bébé ​sont au centre de toutes nos attentions. ​

Nous avons mené de nombreux contrôles qui confirment que L’ENSEMBLE DE NOS LAITS INFANTILES​ SONT SÛRS ET PLEINEMENT CONFORMES À LA RÉGLEMENTATION FRANÇAISE (ANSES).​

Nos équipes travaillent chaque jour ​avec des exigences très élevées pour ​garantir une qualité irréprochable.​

Néanmoins, suite à de NOUVELLES RECOMMANDATIONS ÉMISES PAR UNE AUTORITÉ EUROPÉENNE, nous procédons​ par SIMPLE MESURE DE PRÉCAUTION au rappel volontaire, d’un lot très limité du :​

Gallia Calisma Relais 1er âge (0–6 mois) – 830 g​
- Date de durabilité minimale : 13/10/2026​
- Numéro de lot : 111501972​
- Code EAN : 3041091725943​

POUR VÉRIFIER SI VOTRE BOÎTE EST CONCERNÉE, VOUS POUVEZ SCANNER LE QR CODE​ SITUÉ AU DOS DE L’EMBALLAGE.

Nous savons combien l’alimentation de votre bébé est essentielle et nous comprenons que ce type d’information puisse susciter des questions. ​

Notre équipe du service consommateurs est disponible pour vous accompagner et répondre à toutes vos questions au 0800 00 37 98 (numéro vert). 

A vos côtés pour vous accompagner au quotidien.​

Nous sommes là pour vous à chaque étape

En tant que parents, les choix que vous faites pour l’alimentation de votre enfant vous appartiennent. Le lait maternel est ce qu’il y a de mieux et apporte tous les bienfaits dont votre bébé a besoin pour bien grandir. C’est pourquoi nous soutenons la recommandation de l’OMS* d’un allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois, puis d’un allaitement poursuivi en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de 2 ans ou plus. Une alimentation saine et équilibrée est également très importante pendant l’allaitement. Cependant, nous comprenons que pour certains parents, l’allaitement n’est pas toujours possible ou que le choix du biberon est une préférence. Que vous envisagiez de nourrir votre bébé exclusivement au biberon ou en complément de l’allaitement, discutez-en d’abord avec un professionnel de santé. 

*Organisation Mondiale de la Santé

x