Même s’il n’y a pas d’aliments strictement interdits pendant l’allaitement (contrairement à la grossesse), certains aliments sont à éviter ou limiter.
- Eviter la consommation d’alcool et le tabac
En cas d’allaitement, mieux vaut éviter de consommer des boissons alcoolisées (bière, vin, cidre, etc.), surtout dans les premières semaines. En effet, l’alcool passe dans le lait maternel et peut diminuer la production de lait[2].
La consommation doit rester exceptionnelle, limitée (pas plus d’un verre) et si possible à distance des tétées (après la tétée et le plus longtemps possible avant la tétée suivante)[2]. Au besoin, mieux vaut tirer son lait avant pour en donner à votre bébé en toute sécurité.
De même, mieux vaut éviter le tabac et autres substances toxiques qui passent dans le lait maternel[2].
Les risques de la fumée de cigarettes pour un organisme en plein développement sont nombreux : augmentation du risque de mort subite du nourrisson, fragilités ORL, coliques, etc[1]. En cas de difficultés à arrêter, renseignez-vous sur les substituts nicotiniques et faites-vous aider[1].
Le thé, le café et les boissons à base de soda sont à consommer avec modération[1]. En effet, la caféine passe dans le lait maternel, ce qui pourrait rendre votre bébé nerveux ou irritable[8].
Éviter certains poissons : même si le poisson est généralement bon pour la santé, avec des qualités nutritionnelles précieuses, certains sont à éviter chez la femme enceinte ou allaitante[10]. Ainsi, il est recommandé de limiter la consommation de poissons prédateurs sauvages (comme la lotte-baudroie, le loup-bar, la dorade, le thon, etc.) et celle d’anguilles, de barbeaux, de carpes et d’éviter la consommation de poissons riches en méthylmercure (tels que l’espadon, le requin, la lamproie, le marlin et le siki). Le mercure est en effet toxique pour le développement du système nerveux central du nourrisson[10].