Le lait maternel est ce qu’il y a de mieux et apporte tous les bienfaits dont votre bébé a besoin pour bien grandir. C’est pourquoi nous soutenons la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé d’un allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois, puis d’un allaitement poursuivi en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de 2 ans ou plus.

Allaitement et biberon : accompagner l’alimentation de bébé

Le lait maternel reste l’aliment de référence pour le nourrisson : il répond parfaitement à ses besoins nutritionnels, évolue avec lui et soutient ses défenses naturelles[1]. L’assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé en mai 2001 un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de la vie, et la poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans, voire au delà en fonction du souhait des mères (OMS, 2001)[1]. 

Certaines mères choisissent d’allaiter, d’autres préfèrent ou doivent recourir au biberon. Certaines optent pour une voie intermédiaire, l’allaitement mixte, qui associe lait maternel et lait infantile.

Quel que soit le chemin emprunté, il mérite d’être reconnu, respecté et accompagné. Entre le désir d’allaiter, la réalité du quotidien, l’organisation familiale, le rythme de la mère, la santé du nourrisson ou encore la reprise du travail, de nombreux facteurs peuvent influencer le choix du biberon ou de l’allaitement.

Cette rubrique a pour vocation d’offrir aux parents un espace clair et rassurant, où trouver des conseils fiables et des informations pratiques sur toutes les options : allaitement maternel, allaitement mixte, utilisation du biberon ou transition entre ces différentes modalités. 

 

Alimentation du bébé : pourquoi ce choix est important

Les recommandations internationales et les besoins du nourrisson

L’​​alimentation joue un rôle central dans la croissance, la santé et le développement du nourrisson. Les recommandations actuelles, notamment celles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), encouragent un allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois[2]. Le lait maternel constitue en effet un aliment complet, capable de s’adapter aux besoins du bébé au fil des semaines, tant sur le plan nutritionnel que sur le plan immunitaire[1].

Après six mois, l’allaitement peut se poursuivre aussi longtemps que la mère et l’enfant le souhaitent, en complément d’une diversification adaptée. Même si ces recommandations donnent un cadre général, elles ne tiennent pas toujours compte des réalités individuelles. Chaque famille avance à son propre rythme, avec ses contraintes, ses souhaits et ses priorités. Le plus important reste que l’enfant reçoive une alimentation sûre, adaptée à son âge et que la mère se sente soutenue dans ce qu’elle choisit d’entreprendre, avant tout par son partenaire.

Les bénéfices du lait maternel pour le bébé et pour sa mère

Le lait maternel apporte tout ce dont un nourrisson a besoin[3] : protéines hautement digestes, lipides essentiels, vitamines, minéraux, ainsi qu’une multitude de facteurs immunitaires précieux. Il soutient la maturation du système digestif et contribue à la protection contre certaines infections, en particulier au cours des premiers mois de vie[3]. La succion au sein stimule également le développement de la bouche et participe à un bon schéma de déglutition.

Pour la mère, l’allaitement favorise la libération d’ocytocine[1], hormone qui aide l’utérus à retrouver sa place après l’accouchement, tout en renforçant le lien affectif. Il peut aussi offrir une expérience sensorielle unique, grâce au contact peau à peau et au rythme des tétées, souvent sources de réconfort pour le bébé comme pour la maman.

Le biberon : une alternative adaptée à certaines situations

Lorsque l’allaitement n’est pas possible, lorsqu’il est interrompu ou lorsque la mère ne souhaite pas allaiter, le biberon constitue une alternative parfaitement adaptée. Les laits infantiles répondent à des normes strictes et assurent une alimentation complète, permettant au nourrisson de grandir en bonne santé. N’hésitez pas à demander conseil au professionnel de santé qui suit votre bébé.

Le recours au biberon peut être motivé par de nombreuses raisons : fatigue ou douleur liée à l’allaitement, contraintes de travail, traitements médicaux, ou tout simplement envie personnelle. Donner le biberon permet aussi d’offrir au bébé un moment de proximité, grâce au portage, au regard et au contact.

Chaque famille construit l’équilibre qui lui convient. L’important reste que le nourrisson bénéficie d’une alimentation sûre et adaptée et que la mère se sente accompagnée dans son parcours, quel qu’il soit.

 

L’allaitement maternel

Le démarrage : peau à peau, premières tétées et montées de lait

La mise en route de l’allaitement débute dès la naissance, parfois même dans l’heure qui suit l’accouchement[4]. Le contact peau à peau facilite l’éveil du nouveau-né[4], stimule ses réflexes de recherche et de succion et favorise une première mise au sein naturelle. 

Les premières tétées sont essentielles : elles donnent au bébé les nutriments dont il a besoin, tout en indiquant au corps de la mère de commencer à produire progressivement plus de lait. La montée de lait survient généralement dans les deux à cinq jours[5qui suivent et sa mise en place demande souvent quelques ajustements. Position du nourrisson, prise du sein, rythme des tétées… chaque détail compte, mais chaque dyade mère-bébé trouve peu à peu son propre équilibre.

Trouver son rythme et ajuster l’alimentation au fil du temps

Durant les premières semaines, les tétées sont parfois rapprochées et irrégulières, ce qui est normal. Le nourrisson ajuste lui-même la production en fonction de ses besoins et la mère peut observer des variations de lactation selon les moments de la journée. Avec le temps, un rythme plus stable s’installe, où l’enfant montre clairement ses signaux : recherche du sein, mouvements de la bouche, agitation ou au contraire besoin de réconfort. L’allaitement se transforme alors en un dialogue corporel, où l’écoute mutuelle permet de répondre au mieux aux besoins nutritionnels et affectifs du bébé.

Pour des conseils concrets sur la montée de lait, l’alimentation pendant l’allaitement, les positions d’allaitement, etc. rendez-vous sur notre rubrique « ​​Allaitement ».

Quand l’allaitement est difficile

Les difficultés fréquentes : douleur, fatigue et inquiétudes autour des tétées

Même lorsqu’il est très désiré, l’allaitement peut parfois être plus complexe que prévu. Les premiers jours comme les premières semaines peuvent être marqués par des sensations inhabituelles, voire douloureuses, liées à la mise en route de la lactation. Certaines mères ressentent une tension dans les seins, d’autres rencontrent des crevasses ou une sensibilité accrue. Le rythme des tétées, souvent irrégulier, peut aussi entraîner une grande fatigue. Il est également courant de se demander si le nourrisson prend suffisamment de lait[6], surtout lorsque sa succion évolue ou lorsqu’il change de comportement pendant la journée. Toutes ces questions sont normales et font partie du parcours de nombreuses familles.

Des solutions avant d’arrêter : ajustement, repos et soutien

Face à ces difficultés, l’accompagnement fait toute la différence[6]. Les consultantes en lactation, les sage-femmes et les professionnels de santé formés à l’allaitement disposent des compétences nécessaires pour analyser la position du bébé, observer la prise du sein, comprendre ce qui gêne la succion ou ce qui freine la production. Un simple ajustement de posture ou de tétée peut parfois soulager immédiatement la mère et permettre au bébé d’obtenir un débit plus adapté. Être bien entourée permet aussi de mettre des mots sur ses ressentis, de retrouver confiance et de mieux comprendre ce qui se joue dans cette relation nourrissante.

L’objectif est toujours de soutenir la mère dans ce qu’elle souhaite : poursuivre l’allaitement, le combiner avec le biberon ou mettre en place une transition en douceur. Et si la décision d’arrêter l’allaitement est prise, elle mérite d’être respectée pleinement. Choisir une autre manière de nourrir son bébé n’enlève rien à la qualité du lien, ni à la présence rassurante que les parents lui offrent. 

Pour des conseils concrets, des explications détaillées ou des situations particulières, la rubrique « ​Allaitement difficile » apporte un accompagnement pas à pas et des ressources adaptées.

 

L’allaitement mixte : un pont entre sein et biberon

En quoi consiste l’allaitement mixte ?

L’allaitement mixte consiste à associer le lait maternel et le lait infantile, en alternant tétées au sein et biberons. Cette combinaison peut être mise en place dès que la mère et le bébé ont trouvé un premier rythme d’allaitement, ou plus tard, lorsque les besoins de la famille évoluent. L’objectif n’est pas de remplacer complètement l’allaitement, mais d’offrir une solution souple, capable de s’adapter aux situations du quotidien.

Chaque famille peut définir sa propre organisation : une tétée sur deux, un biberon le soir, un rythme variable selon les jours… L’allaitement mixte n’a pas de modèle fixe, il s’ajuste à la réalité et aux envies de chacun.

Les enfants nourris au sein mangent plus fréquemment mais de façon moins abondante que les enfants nourris au biberon. Ce rythme alimentaire doit être bien respecté en votre absence pour ne pas perturber votre bébé. On donnera par conséquent 5 biberons de 150 ml par 24 heures pour les bébés entre 2 et 3 mois[7].

Dans quelles situations l’allaitement mixte peut-il aider ?

De nombreuses mères choisissent l’allaitement mixte pour répondre à des besoins très concrets. La reprise du travail est l’une des raisons les plus fréquentes[7] : introduire le biberon avant ce changement permet d’assurer une transition en douceur pour le nourrisson, tout en préservant la production lactée. L’allaitement mixte peut aussi offrir un relais appréciable lorsque la fatigue devient trop importante.

Pour certaines familles, cette organisation permet également au co-parent de participer davantage aux repas et d’être pleinement impliqué dans ce moment intime. Les biberons peuvent alors devenir un complément précieux, facilitant l’équilibre du foyer, tout en maintenant une place pour l’allaitement maternel.

Maintenir la lactation malgré l’introduction du biberon

Lorsque le biberon est introduit, la production de lait peut diminuer si les tétées deviennent plus espacées. Il est donc essentiel de maintenir des tétées régulières, notamment celles du matin et du soir, et d’ajuster le rythme si nécessaire, pour préserver la lactation[7]. 

Certaines mères utilisent également le tire-lait pour remplacer une tétée manquée ou entretenir la lactation pendant les heures de travail. Le choix de la tétine joue aussi un rôle[7] : un débit trop rapide peut perturber la succion et rendre le retour au sein plus difficile. Une tétine à débit lent permet de respecter le rythme naturel du bébé et de limiter le risque de préférence pour le biberon.

 

Donner le biberon à bébé

Quand introduire le biberon ?

L’introduction du biberon peut intervenir à différents moments de la vie du nourrisson, selon les besoins et le projet de chaque famille. 

Lorsque l’objectif est de passer progressivement du sein au biberon, une transition douce facilite l’adaptation du bébé et limite les situations de refus. Introduire le biberon à un moment où l’enfant est calme et réceptif peut aider, tout comme laisser un autre adulte proposer la tétine, afin que le nourrisson ne soit pas déstabilisé par l’odeur du lait maternel. Pour celles qui envisagent un arrêt de l’allaitement, la rubrique « ​Sevrage » offre des repères utiles pour avancer étape par étape.

Les signes d’acceptation ou de refus du biberon

L’acceptation du biberon dépend de nombreux éléments[8: l’âge du bébé, son tempérament, le débit de la tétine ou encore sa familiarité avec la succion différente proposée par le biberon. Certains nourrissons l’adoptent rapidement, d’autres ont besoin de temps.

Un bébé qui accepte le biberon de manière confortable garde un rythme de succion régulier, avale sans s’agiter et montre des signes de détente. À l’inverse, un nourrisson qui refuse peut tourner la tête, pousser la tétine, s’énerver ou s’endormir très rapidement faute d’intérêt ou par fatigue[8]. Dans ces moments, il est souvent utile de faire une pause, de changer la position, d’essayer un autre moment de la journée ou d’ajuster le débit de la tétine.

Choisir un biberon et une tétine adaptés

Le choix du biberon et de la tétine contribue au confort du bébé et à la qualité de la succion[8]. Plusieurs critères peuvent guider les parents : la matière du biberon, la forme de la tétine, sa souplesse, mais surtout le débit. Un débit trop rapide peut entraîner un afflux de lait que le nourrisson ne parvient pas à gérer ; un débit trop lent peut le fatiguer ou le décourager[8]. Trouver le juste milieu demande parfois quelques essais, d’autant que chaque enfant a sa propre façon de téter.

La taille de la tétine évolue généralement avec l’âge, mais il est possible d’ajuster ce choix en fonction du comportement du bébé : s’il avale trop vite, s’il fait beaucoup de pauses ou s’il semble frustré, une adaptation peut être nécessaire[8]. L’objectif est de respecter son rythme naturel et de lui permettre de retrouver des repères proches de ceux qu’il connaît, que cela soit au sein ou au biberon.

Conseils pratiques pour un moment apaisé

Donner le biberon peut devenir un instant tout aussi tendre et nourrissant que l’allaitement. Installer le nourrisson dans une position semi-assise l’aide à mieux contrôler le flux et favorise une succion confortable[8]. Le parent peut prendre le temps de le regarder, de lui parler doucement ou de lui offrir un moment de peau à peau, précieux pour renforcer le lien affectif[8].

Proposer régulièrement des pauses[8] pendant la tétée permet au bébé d’écouter sa satiété et d’éviter qu’il boive plus qu’il n’en a besoin. Chaque tétée devient alors une interaction, un moment de proximité qui rassure l’enfant et lui offre un cadre stable, quel que soit le mode d’alimentation choisi.

Pour approfondir ces sujets : choix du matériel, techniques de biberonnage, rythme d’alimentation ou transition la rubrique « ​​Biberon » explore en détail de nombreux conseils pratiques adaptés au quotidien des familles.

Chaque famille avance à son rythme pour nourrir son bébé, en fonction de ses besoins, de son quotidien et de son histoire. Qu’il s’agisse d’allaitement, de biberon ou d’allaitement mixte, l’essentiel est de trouver la solution qui permet à la mère, au père et au nourrisson de se sentir bien et de vivre ces moments avec calme et confiance.

Quelle que soit la voie choisie, elle mérite d’être accompagnée avec bienveillance. Pour aller plus loin, les rubriques « ​Allaitement », « ​​Allaitement difficile », « ​​Alimentation du bébé », « ​​Sevrage » et « ​​Biberon » offrent des conseils pratiques pour vous soutenir à chaque étape. 

[1] Programme National Nutrition Santé. Allaitement maternel. Les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère. 

[2] Organisation mondiale de la santé. Allaitement maternel.

[3] Association des Lactariums de France. Composition du lait maternel.

[4] Jérôme PignolVéronique Lochelongue et Olivier FléchellesPeau à peau : un contact crucial pour le nouveau-né

[5] Institut national de santé publique du Québec. Démarrer la production de lait : les premiers jours.

[6] mpedia. Quand allaiter fait mal. 

[7] mpedia. L’allaitement mixte en pratique.

[8] Institut national de santé publique du Québec. Donner le biberon quand on allaite. 

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