L’endométriose est une pathologie gynécologique chronique qui se caractérise par la présence anormale de tissus semblables à l’endomètre (muqueuse utérine) en dehors de l’utérus. En France, 1 femme sur 10 est touchée par cette maladie inflammatoire, ce qui représente entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer[1]. Bien que cette pathologie soit de plus en plus connue, le diagnostic reste souvent retardé, puisqu’il faut en moyenne 7 ans pour diagnostiquer cette maladie aux formes multiples.
Les symptômes, dont l’intensité n’est pas corrélée à l’étendue des lésions induites par la maladie, sont nombreux et très variables d’une femme à l’autre. Inexistants chez certaines, d’autres voient leur qualité de vie altérée par la présence de douleurs pelviennes, abdominales et/ou lombaires importantes. Ces dernières peuvent survenir au moment des règles (dysménorrhées), des rapports sexuels (dyspareunies), en urinant, en allant à la selle ou être présentes de façon plus permanente.
L’endométriose représente la moitié des cas d’infertilité[2]. Mais nombreuses sont les femmes qui réussissent à avoir un bébé de façon spontanée ou avec l’aide de la procréation médicalement assistée. Comment se passe la grossesse lorsque l’on est touchée par l’endométriose ? Y a-t-il plus de risques pour la femme et le bébé ? Faut-il un suivi particulier ? On vous apporte des éléments de réponse dans cet article.