Les examens de grossesse trimestre par trimestre

La grossesse est rythmée par plusieurs examens médicaux, obligatoires ou optionnels, pour veiller à la santé du bébé et de la future maman : examens prénataux mensuels, bilans sanguins, échographies,… etc.

Le ​​suivi de grossesse peut être fait, en ville, à l’hôpital ou en PMI, par différents profesionnels de santé (sage-femme, médecin généraliste, gynécologue, obstétricien…). Un suivi régulier permet de vous assurer une grossesse en toute sécurité, jusqu'à l'arrivée de bébé[1].

Cette page vous aidera à trouver des éléments d’informations mais ne remplace en aucun cas l’avis d'un professionnel de santé. En cas de doute, consultez un médecin. 

Pourquoi les examens de grossesse sont importants

La grossesse et la maternité sont des moments importants dans la vie d'une femme et la qualité de son suivi médical est déterminant tant pour sa santé que pour celle de son enfant[1].

Les examens de grossesse permettent de :

  • Suivre la bonne évolution de la grossesse,
  • Protéger la santé de la future maman et du bébé,
  • Identifier d’éventuelles complications ou anomalies précocement,
  • Répondre aux interrogations des futurs parents.

Suivi médical pendant la grossesse en pratique

Par qui se faire suivre ?

En cas de grossesse sans risque, la femme enceinte peut être suivie par :

  • Une sage-femme : présente à toute les étapes de la grossesse, de la déclaration de grossesse jusqu’à l’accouchement et au suivi post-natal[2].
  • Un médecin 
    • médecin traitant : il connaît votre historique médical et peut vous suivre jusqu’à votre 7e mois de grossesse, en lien avec les autres professionnels (sage-femme, gynécologue…)[2][3],
    • gynécologue médical : il peut assurer le suivi jusqu’au 7e mois et ne pratique pas les accouchements[3]. Les consultations du 8e et du 9e mois se font dans la structure dans laquelle l’accouchement est prévu.
    • ou gynécologue-obstétricien : médecin spécialiste pouvant notamment assurer le suivi des grossesses présentant des risques et nécessitant un suivi médical particulier[2].

En cas de grossesse à risque, le suivi doit être assuré par un gynécologue-obstétricien[3].

Où se faire suivre ?

Le suivi de grossesse peut se faire :

  • en ville, 
  • à l’hôpital,
  • ou dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI)[3].

Au dernier trimestre, il sera nécessaire de prendre contact avec l’équipe médicale en charge de  l’accouchement au sein de la maternité choisie[3].

Un accompagnement médical régulier

Examens prénataux, échographies, préparation à l’accouchement, dépistages, tout va être mis en place durant les 9 mois de grossesse pour la santé de la future maman et celle de son bébé[3].

Les examens obligatoires

Les examens de grossesse obligatoires[2] sont les suivants : 

  •  7 examens prénataux : une consultation au cours du 1er trimestre puis 1 consultation par mois à partir du 4e mois.
  • Un entretien prénatal précoce, à partir du 4e mois. 
  • Une consultation avec l’anesthésiste (même si vous désirez accoucher sans péridurale), au 8e mois de grossesse.
  • Des bilans sanguins et urinaires au début de la grossesse (détermination du groupe sanguin, recherche d’une incompatibilité sanguine entre la mère et le fœtus, dépistage de certaines infections : toxoplasmose, rubéole, syphilis, hépatite B, recherche de sucre et d’albumine dans les urines).

Les examens proposés

On vous proposera systématiquement ou suivant la situation[3] :

  • Un bilan prénatal de prévention, dès le début de grossesse.
  • 3 échographies : bien que non obligatoires, 3 échographies (une par trimestre) sont recommandées. Elles permettent de suivre précisément le développement du bébé et doivent donc être faites à des dates précises[2].
  • Un dépistage de la trisomie 21 (prise de sang et mesure de la clarté nucale lors de la 1ère échographie).
  • La recherche de maladies génétiques selon les antécédents familiaux et/ou personnels.
  • Un bilan bucco-dentaire, à partir du 4e mois (et jusqu’aux 6 mois suivant la naissance de l’enfant)[4].
  • 7 séances de préparation à la naissance et à la parentalité, entre le 7e et 9e mois.

Les examens de dépistage

D’autres examens de dépistage vous seront proposés tout au long de la grossesse, de manière systématique ou en fonction de vos antécédents et/ou de l’apparition de signes pendant la grossesse[3]

Il peut s’agir :

  • De bilans sanguins à la recherche d’anémie ou de certaines maladies, (Hépatite C, HIV, diabète gestationnel)
  • D’examens urinaires complémentaires, si une infection est par exemple suspectée,
  • D’échographies supplémentaires, pour surveiller par exemple la croissance du fœtus.

En cas de grossesse à risque (par exemple : diabète, hypertension artérielle, épilepsie, maladies cardiaques, fibrome utérin, grossesse tardive, grossesse gémellaire[3]), un suivi médical adapté pourra être proposé par le professionnel de santé qui vous suit.

Les examens de la grossesse trimestre par trimestre

Les examens du premier trimestre

  • (Idéalement) avant la 10e semaine d’aménorrhée (SA)[3] : la 1ere consultation prénatale avec un médecin ou une sage-femme. Il permet de[3] :
    • déterminer le début de la grossesse et le terme prévisionnel (DPA),
    • prendre le poids et la tension de la femme enceinte,
    • évaluer les risques éventuels de la grossesse,
    • faire un bilan de santé de la mère (historique médical, mode de vie…),
    • mettre en route le suivi médical et le calendrier de grossesse (examens médicaux mais aussi conseils sur l’alimentation, l’activité sportive… pour une grossesse en pleine forme).

Durant cette consultation, le professionnel de santé vous prescrira des bilans sanguins et urinaires obligatoires[3] pour :

  • déterminer votre groupe sanguin (si vous n’avez pas de carte de groupe sanguin complète), 
  • vérifier si vous êtes immunisée contre certaines maladies (toxoplasmose, rubéole), 
  • faire un dépistage de la syphilis et de l'hépatite B[5],
  • rechercher des agglutinines irrégulières (RAI),
  • rechercher la présence de sucre et d’albumine dans les urines.

Il proposera de manière systématique d’autres examens non obligatoires (dépistage du virus du sida et de l’hépatite C[5], échographie entre 11 et 13 SA + 6 jours, examen de marqueurs biologiques pour le dépistage de la trisomie 21). Il prescrira éventuellement des examens complémentaires en fonction de la situation[3].

  • Au cours du 3e mois : l’échographie du 1er trimestre, à réaliser entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée (SA) + 6 jours[3]. Elle permet de confirmer l’évolution et le terme de la grossesse, de déterminer le nombre d’embryons, mais aussi de mesurer la clarté nucale du bébé (épaisseur de la nuque), qui intervient dans le dépistage de la trisomie 21.[2] Elle a à différencier de ​​l’échographie de datation , qui, elle, peut se faire de manière plus précoce entre 5 SA et 11 SA[6]

Les examens du deuxième trimestre

Le suivi du deuxième trimestre de la grossesse comprend trois consultations obligatoires, une séance d'échographie et un entretien pour préparer la venue de l'enfant.

  • Une fois par mois : un examen prénatal mensuel obligatoire.
  • A partir du 4e mois : 
    • l’entretien prénatal précoce (obligatoire),
    • un bilan bucco-dentaire (recommandé).
  • Pendant le 5e mois : ​​l’échographie morphologique du 2e trimestre, à réaliser pendant le 5e mois, souvent entre 21 et 23 SA[3]. Lors de cet examen, le professionnel de santé vérifie la croissance du fœtus et analyse sa morphologie[2].

Les examens du troisième trimestre

Au troisième trimestre, le suivi de la grossesse se compose au minimum de trois consultations obligatoires, une troisième échographie, un rendez-vous avec un médecin anesthésiste et sept séances de préparation à l'accouchement.

  • Une fois par mois : un examen prénatal mensuel obligatoire
  • A partir du 7e mois : les séances préparation à la naissance et à l’accouchement
  • Durant le 8e mois :
    • L’échographie du 3e trimestre aux alentours de la 32e SA[3]). Elle permet de vérifier la présentation et la croissance du fœtus, ainsi que la localisation placenta[2]
    • La consultation (obligatoire) avec l'anesthésiste[2], que vous vouliez une péridurale ou pas.

Focus sur les échographies

Même si elles ne sont pas obligatoires, les échographies fœtales permettent de recueillir plusieurs informations et de suivre de manière précise le développement du fœtus.

L’échographie du 1er trimestre (entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée (SA) + 6 jours³)

La première échographie est souvent très attendue par les futurs parents et ​​est riche en émotions. Mais c’est aussi un examen médical important dans le suivi de grossesse.

Elle permet de vérifier[3] :

  • Le nombre de fœtus. Dans le cas d’une grossesse gémellaire , l’échographiste précisera s’il y a un ou deux placentas (grossesse mono ou bichoriale) et une ou deux poches (grossesse mono ou bi-amniotiques)[3],
  • La vitalité du fœtus (mouvements, battements cardiaques…),
  • La quantité de liquide amniotique.

Et de mesurer[3] :

  • La longueur cranio-caudale du fœtus (LCC) et le diamètre de son crâne (Bip) qui permettent de dater le début de grossesse et l’âge du fœtus selon des valeurs de référence,
  • La clarté nucale (CN), importante pour le dépistage de certaines anomalies.

Une première étude morphologique du fœtus est également effectuée (forme du crâne, de l’abdomen, des membres), mais c’est lors de l’échographie du 2e trimestre qu’elle sera détaillée.

ZOOM SUR Petit lexique des échographies

Sur le bilan des échographies, vous trouverez, parmi les informations, les données principales  suivantes[3] :

  • La date des dernières règles (DDR) qui correspond au premier jour des dernières règles.
  • La date du début présumé de grossesse (DPG), d’après les mesures de l’embryon.
  • La longueur cranio-caudale de l’embryon (LCC), qui mesure la longueur de l’embryon de la tête aux fesses.
  • Le diamètre bipariétal (Bip), qui correspond au diamètre du crâne.
  • Le périmètre crânien (PC) qui est la mesure du tour de la tête.
  • La longueur du fémur (LF).
  • Le diamètre de l’abdomen (DA) et son périmètre (PA)
  • L’épaisseur de la nuque ou la clarté nucale (CN) : cette mesure est particulièrement 
  • importante pour le dépistage de certaines anomalies chromosomiques, comme la trisomie 21.

L’échographie du 2e trimestre (entre 20 et 25 SA³ )

Appelée « échographie morphologique » parce qu’elle étudie de manière très méthodique l’anatomie du (ou des) bébé(s)[3] , la 2e échographie permet de : 

  • Explorer l’anatomie du fœtus en détail, organe par organe,
  • Prendre différentes mesures qui seront reportées sur les courbes pour vérifier que la croissance est harmonieuse,
  • Contrôler la bonne vitalité du fœtus et la bonne qualité des échanges entre la mère et le bébé,
  • Vérifier la structure et la position du placenta,
  • Pour les parents qui le souhaitent et quand les conditions le permettent : déterminer le sexe du bébé. 

Elle est souvent très appréciée des parents car elle permet de voir le bébé en entier, de le voir bouger et de connaître le sexe !

L’échographie du 3e trimestre (aux alentours de 32 SA)

Durant cette échographie, généralement la dernière avant l’accouchement, l’échographe va vérifier[3]  :

  • La croissance du fœtus,
  • Sa vitalité (observation des mouvements actifs du fœtus au sein du liquide amniotique)
  • La quantité de liquide amniotique,
  • La bonne position du placenta,
  • La position du bébé (s’il a la tête en bas).

A noter : le fœtus étant trop grand pour rentrer dans le cadre de l’échographie, les parents sont parfois un peu étonnés des « plans » proposés et ont du mal à se projeter[3] . Ne soyez pas déçus.. la rencontre est pour bientôt ! 😊

Que faire si un résultat semble anormal ?

Lors de l’échographie, si un résultat semble anormal, l’échographe pourra vous dire ce qu’il suspecte. Un autre examen de contrôle sera peut-être nécessaire pour donner un diagnostic précis. En fonction des résultats et/ou de l’anomalie suspectée, une prise en charge adaptée sera mise en place, parfois avec un médecin référent en échographie ou  dans un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN)[3] .

Si lors d’un bilan sanguin, les résultats vous paraissent anormaux, adressez-vous au professionnel de santé qui vous a prescrit et/ou fait l’examen.

Questions fréquentes sur les examens de grossesse

Quels examens faire en début de grossesse ?

En tout début de grossesse, des examens de dépistage sanguins (détermination du groupe sanguin, recherche des agglutinines irrégulières, dépistage de la syphilis, de la toxoplasmose, de la rubéole, de l’hépatite B) et urinaires (recherche de sucre et d’albumine) seront prescrits par le professionnel de santé qui vous suit, lors de la première consultation de grossesse[3] .

Quand faire l'échographie de datation ?

L’échographie de datation qui permet de confirmer la grossesse peut être faite entre 5 et 11 semaines d’aménorrhée (SA)[6]. Elle ne doit pas être confondue avec l’échographie de fin du trimestre, qui a lieu entre 11 et 13 SA + 6 jours[3].

Combien d'échographies pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, il est recommandé de faire au moins 1 échographie par trimestre[1]. A cela peuvent s’ajouter l’échographie de datation dès 5 SA. Certains gynécologues dotés d’un échographe pratiquent également des échographies de contrôle occasionnelles lors des examens prénataux obligatoires, mais cela est laissé à leur libre appréciation et n’est pas considéré comme un examen de santé en tant que tel ». En cas de grossesse à risque ou avec anomalie, d’autres échographies pourront être prescrites.

Quand peut-on détecter une grossesse par échographie pelvienne ?

C’est vers quatre semaines et demie d’aménorrhée que l’on peut commencer à voir le sac gestationnel en échographie, à condition d’utiliser la voie vaginale. Au début, ce n’est qu’un petit point noir à l’intérieur de l’utérus[7].

Vers 6 semaines et demie d’aménorrhée, il devient possible de voir le « sac gestationnel » (c’est à dire l’œuf implanté) par voie abdominale, mais l’échographie par voie vaginale reste beaucoup plus précise[7].

Quand faire une prise de sang pour confirmer une grossesse ?

Une prise de sang peut permettre de confirmer la grossesse et/ou de déceler une grossesse précoce, car les résultats sont significatifs plus tôt. Il faut cependant de préférence attendre au moins 14 jours après le rapport sexuel pouvant être à l’origine de la grossesse, car l’hormone n’est détectable que 9 à 10 jours après la fécondation[8].

Faut-il être à jeun pour une prise de sang dans le cadre d'une grossesse ?

Dans le cadre d’une prise de sang pour détecter ou confirmer une grossesse, pas besoin d’être à jeun ! Il peut se faire à n’importe quel moment de la journée[8].

Faut-il une ordonnance pour faire une prise de sang de confirmation de grossesse ?

Il n’y a pas besoin d’une ordonnance pour faire une prise de sang pour confirmer une grossesse mais celle-ci ne sera remboursée que sur ordonnance[8].

 

Avoir un suivi médical régulier avec un (ou des) professionnels de santé de confiance permet de vivre sa grossesse plus sereinement. N’hésitez pas à poser toutes vos questions aux équipes médicales qui vous accompagnent ! 

 

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*Organisation Mondiale de la Santé

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