Comment prévenir ou guérir la dépression paternelle ?
Même si les pères sont de plus en plus impliqués dans la grossesse et la naissance de leur enfant, cette pathologie reste encore méconnue et donc mal prise en charge. Si les mères bénéficient maintenant de deux consultations post natales obligatoires (notamment pour faire le point sur leur santé mentale), il est rare que les pères y soient associés. Ces derniers ont donc peu accès à des professionnels en périnatalité, lors de la période du post partum.
De plus (et sans généraliser), les hommes ont tendance à peu se confier sur les difficultés qu’ils peuvent rencontrer et ont généralement plus de mal à exprimer leurs émotions.
C’est pour cela qu’il est parfois difficile de faire le diagnostic de cette maladie chez l’homme.
En amont : s’informer sur la période du post partum
Il est important que les pères sachent que la dépression post partum existe et qu’elle peut aussi toucher les hommes. Une communication autour des problématiques liées à la santé mentale en période post partum, lors des entretiens prénataux et des visites post-natales est nécessaire, auprès des mamans, mais aussi des papas.
L’entourage a également un rôle à jouer et ne doit pas hésiter à évoquer le sujet avec les futurs parents (ou parents de jeunes enfants).
En cas de signes évocateurs : ne pas hésiter à en parler
En cas de signes évocateurs de dépression post partum, il faut oser l’aborder. D’abord avec sa/son partenaire mais aussi avec un entourage bienveillant et, idéalement, avec un professionnel de santé (médecin généraliste, psychologue, psychiatre, sage-femme...), notamment si le co-parent a connu un épisode dépressif.
Des groupes de parole, dédiés aux hommes, sont parfois proposés dans les associations ou lieux de rencontre parent-enfant autour de soi. Le plus important est de ne pas rester isolé.
Avoir un suivi adapté
Une dépression, quelle qu’elle soit, nécessite un suivi médical et psychologique. Un professionnel de santé doit poser le diagnostic et pourra orienter éventuellement vers un psychologue ou prescrire si nécessaire un traitement médicamenteux (antidépresseurs, anxiolytiques...), voire une hospitalisation. Un suivi précoce et adapté permet de guérir cette maladie. N’hésitez donc pas à en parler !