Le congé paternité en France, en pratique
Quelle est la durée du congé paternité ?
Depuis le 01/07/2021, la durée du congé paternité a été rallongée pour passer à 25 jours calendaires (versus 11 jours auparavant) et à 32 jours en cas de naissances multiples (versus 18 jours).
Ce congé paternité s’ajoute au congé de naissance de 3 jours, prévu par le code du travail.
A noter que certaines entreprises vont plus loin que les obligations légales en proposant des congés paternité / co-parent plus longs, rémunérés à 100%, dans le cadre de leur politique parentalité.
Le congé paternité est-il « obligatoire » ?
Dans certains pays comme la Suède et la Norvège, où des politiques favorables à la famille et à l'équilibre travail-vie personnelle ont été mises en place, un pourcentage élevé de pères prend l'intégralité du congé paternité. A contrario, en France, malgré tous les bienfaits cités plus haut, on remarque un pourcentage important de pères qui ne saisit pas l’opportunité légale de s’occuper de son enfant après sa naissance.
Pour ces raisons, depuis 2021, 7 jours (dont 3 jours de congé naissance et 4 jours de congé paternité) sont désormais obligatoires. Ils sont à prendre juste après la naissance de l’enfant et ne peuvent pas être refusés par l’employeur (s’il a été informé dans les délais prévus).
Le reliquat du congé paternité (21 ou 28 jours) n’est pas obligatoire et peut être pris plus tard, au cours des 6 mois suivant l’arrivée de l’enfant, en 1 ou 2 fois (en 1, 2 ou 3 fois pour une naissance multiple), avec 5 jours consécutifs minimum.
Qui peut bénéficier du congé paternité ?
Le congé paternité concerne :
- le père de l’enfant, quelle que soit sa situation familiale
- ou toute personne vivant avec la maman (conjoint ou partenaire féminin, en cas de couple homosexuel) et accueillant cet enfant.
Tous les salariés, sans conditions d’ancienneté et quel que soit leur type de contrat de travail (CDI, CDD ou interim) peuvent bénéficier du congé paternité et d’accueil. Il s’applique aussi à toutes les autres situations professionnelles (indépendant, agriculteur, chômeur, intermittent du spectacle...), sous conditions.