Différence entre baby blues et dépression post partum
Le baby-blues est un état précoce (dans les 3 à 10 jours suivant l’accouchement, avec un pic de fréquence au 3ème et 5ème jour), transitoire (il dure généralement de quelques heures à quelques jours) et bénin. Durant cette période, la maman peut connaître un sentiment profond de tristesse, d’anxiété, des épisodes de fatigue ou de changement d’humeur, mais cet état ne dure pas et s’explique en grande partie par des changements physiques (modifications hormonales) et psychologiques dus à son nouveau mode de vie et son nouveau statut de mère.
La dépression post-partum, elle, arrive plus tard et se caractérise par sa durée et l’intensité des symptômes, tels que :
- Troubles de l’humeur
- Sentiment d’épuisement
- Tristesse et découragement
- Troubles du sommeil
- Agressivité
- Anxiété et angoisse
- Perte d’estime de soi
- Difficultés à créer des liens avec son bébé
- Idées noires
Si vous éprouvez un ou plusieurs de ces symptômes, que vous vous sentez en détresse et / ou que votre vie ou celle de votre enfant est en danger, consultez rapidement un médecin généraliste ou un autre professionnel de santé à même de vous accompagner dans cette épreuve.
Quand survient une dépression post natale ?
Le trouble de la dépression post partum apparaît généralement dans les 3 à 12 semaines suivant l’arrivée de bébé, avec un pic aux 6 semaines, mais il peut se déclarer plus tard, dans l’année suivant l’accouchement.
Ainsi la question « Peut-on traverser une dépression post-partum 6 mois après l'accouchement ? » est tout à fait légitime. En effet, lors d’une dépression post partum dite tardive, on remarque un pic aux 6 mois du bébé, qui peut s’expliquer par différentes causes : la reprise du travail, la fin de l’allaitement et la mise en place du sevrage (plus ou moins compliquée), l’accumulation du manque de sommeil, et d’autres facteurs environnants, tels que les nouvelles responsabilités liées à l’éveil à la maternité ou à l’adaptation à ce nouvel équilibre familial.
Le risque de dépression post-natale diminue ensuite au fil des mois, mais il faut rester vigilants surtout pour les parents présentant des facteurs de risque (antécédents dépressifs ou de troubles psychiques) ou lors de contextes compliqués (séparation, manque de soutien et de relais de la part des proches, difficultés financières, pression sociale…).