La vitamine D pour contribuer au fonctionnement normal du système immunitaire

La vitamine D

La vitamine D est essentielle au bon développement de votre enfant. Elle contribue au maintien d’une ossature normale, d’une fonction musculaire normale, d’une dentition normale ainsi qu’au fonctionnement normal du système immunitaire[1][5][8][9]. Mais ce n’est pas tout. La vitamine D ne se limite pas à son rôle dans la santé osseuse : elle joue aussi un rôle clé dans le bon fonctionnement du système immunitaire, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. 
Alors quel est son rôle dans le système immunitaire ? Comment assurer de bons apports en vitamine D de bébé ? Quelles sont les bonnes pratiques à mettre en œuvre ?

La vitamine D et le système immunitaire

Au-delà de son rôle plus connu dans la croissance osseuse, la vitamine D est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire. Elle agit à la fois sur l’immunité innée (première ligne de défense contre les infections)[5][8], et sur l’immunité adaptative (mémoire immunitaire et production d’anticorps)[5][8]
La vitamine D contribue à réguler l’équilibre entre défense et inflammation, limitant ainsi les réactions excessives. 
Chez l’enfant, un apport suffisant en vitamine D est associé à une meilleure résistance aux infections, notamment respiratoires[6][7][10]
C’est pourquoi les autorités de santé recommandent une supplémentation quotidienne en vitamine D dès la naissance, pour soutenir à la fois la croissance et les défenses naturelles de l’organisme[1][2][5][10].

Profiter du soleil avec bébé : une bonne habitude dès les premières semaines

Une des principales sources pour avoir de la vitamine D est l’exposition au soleil. C’est pourquoi, dès les premières semaines, il est recommandé de passer au moins 30 minutes par jour à l’extérieur avec votre bébé. Ce moment partagé est souvent très apprécié par les tout-petits et contribue au bien-être des parents. 
C’est une exposition directe de la peau au soleil qui permet au corps de synthétiser la vitamine D. Ainsi, lorsque le visage, les bras et les mains par exemple sont exposés à la lumière naturelle, la peau peut synthétiser de la vitamine D, essentielle à sa croissance[1][5]
Attention toutefois à l’éventuelle manière d’exposer votre bébé : pas d’exposition directe au soleil, en quantité raisonnable (maxi 30 min par jour), pas en plein été ou alors pensez impérativement à protéger la peau de bébé avec une crème solaire indice 50 et un chapeau. Même si cette protection limite la production de vitamine D, elle est primordiale. En plein été, privilégiez également les balades matinales, plus douces et agréables pour vous deux.

 

Fausse bonne idée : exposer bébé au soleil derrière une vitre 
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, laisser un bébé au soleil derrière une vitre ne permet pas de synthétiser de la vitamine D. Le corps a besoin d’une exposition directe aux rayons UVB, qui sont bloqués par le verre. Pire encore, cette exposition peut être dangereuse pour les tout-petits[6].

Adopter une alimentation variée : une bonne habitude dès le plus jeune âge

Au-delà de l’exposition au soleil, il est important de veiller à ce que l’alimentation de votre bébé, après 6 mois, soit diversifiée, variée et équilibrée[10][11]
Cette étape de la diversification peut commencer avec l’avis de votre professionnel de santé. Et souvenez-vous que même après le début de la diversification alimentaire, le lait maternel reste le pilier de l’alimentation de votre bébé[10][11]
Alors que la plupart des vitamines sont abondantes dans les aliments, ce n’est pas le cas avec la vitamine D. C’est pourquoi il faut y apporter une attention particulière et bien penser à consommer régulièrement des aliments qui contiennent de la vitamine D comme le saumon, les sardines, le thon, les œufs, etc. Ces aliments peuvent être proposés à votre bébé dès le début de la diversification alimentaire[3][10][11].

Une bonne dose de vitamine D… votre médecin est votre meilleur allié !

Cependant, ces sorties au soleil et une alimentation variée ne suffisent pas dans la plupart des cas à couvrir les besoins en vitamine D de la population. 
En effet, sous nos latitudes, l’ensoleillement reste généralement très insuffisant pour couvrir les besoins de votre tout-petit. C’est pourquoi votre pédiatre ou votre médecin prescrira à votre enfant une supplémentation en vitamine D[1][2][5]
Entre 0 et 2 ans : la vitamine D doit être donnée chaque jour. La dose recommandée varie de 400 à 800 UI par jour de vitamine D2 ou D3 (cholécalciférol). L’apport n’est pas différent selon que le bébé est allaité ou non[1][5].

Les autorités de santé recommandent d’utiliser uniquement des médicaments avec autorisation pour la supplémentation en vitamine D. 
Les compléments alimentaires sont à éviter, car ils peuvent entraîner un surdosage dangereux[2].

Après 24 mois et jusqu’à sa majorité, la supplémentation devra être poursuivie : soit quotidiennement soit 1 fois/trimestre soit uniquement pendant l’hiver. 
Votre professionnel de santé saura parfaitement adapter la quantité de vitamine D à donner à votre enfant, selon son âge, son régime alimentaire et son état de santé.

Le saviez-vous ?

La pigmentation de la peau peut constituer une barrière à la vitamine D générée par le soleil. Les enfants à la peau plus foncée sont plus susceptibles d’avoir des carences en vitamine D, car une peau plus pigmentée a besoin de plus de temps au soleil pour générer de la vitamine D qu’une peau plus claire[1][5][8].

1. Apport de vitamine D Nouvelles recommandations – AFPA 
https://afpa.org/2022/03/27/apport-de-vitamine-d-nouvelles-recommandations/

2. Vitamine D chez l’enfant : recourir aux médicaments et non aux compléments alimentaires pour prévenir le risque de surdosage | Anses 
https://www.anses.fr/fr/content/vitamine-d-chez-lenfant-recourir-aux-medicaments-et-non-aux-complements-alimentaires-pour

3. Manger du poisson : pourquoi ? comment ? | Anses 
https://www.anses.fr/fr/content/manger-du-poisson-pourquoi-comment

4. Le petit guide de la diversification alimentaire – Santé Publique France 
https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/jeunes-enfants-de-0-a-3-ans-du-lait-a-la-diversification

5. Immunité innée - Troubles immunitaires - Manuels MSD pour le grand public

6. Immunité acquise - Troubles immunitaires - Manuels MSD pour le grand public

7. Fièvre enfant : que faire si sa température est haute ? - mpedia.fr

8. Présentation du système immunitaire - Troubles immunitaires - Manuels MSD pour le grand public

9. Académie – médecine, Le passage placentaire des immunoglobulines

10. https://www.who.int/health-topics/breastfeeding 

11. https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/260676/PMC2305769.pdf?sequence=1 

Nous sommes là pour vous à chaque étape

En tant que parents, les choix que vous faites pour l’alimentation de votre enfant vous appartiennent. Le lait maternel est ce qu’il y a de mieux et apporte tous les bienfaits dont votre bébé a besoin pour bien grandir. C’est pourquoi nous soutenons la recommandation de l’OMS* d’un allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois, puis d’un allaitement poursuivi en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de 2 ans ou plus. Une alimentation saine et équilibrée est également très importante pendant l’allaitement. Cependant, nous comprenons que pour certains parents, l’allaitement n’est pas toujours possible ou que le choix du biberon est une préférence. Que vous envisagiez de nourrir votre bébé exclusivement au biberon ou en complément de l’allaitement, discutez-en d’abord avec un professionnel de santé. 

*Organisation Mondiale de la Santé

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