Quelques idées reçues sur l'allaitement
Allaiter fait mal
S’il peut y avoir parfois quelques désagréments lors de la mise en place de l’allaitement (douleurs liées à la montée de lait, crevasses, engorgement…), ces douleurs ne doivent pas durer. Une bonne position et une prise au sein efficace de votre bébé suffisent généralement à faire disparaître les douleurs.
Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander conseils à un.e expert.e en lactation (sage-femme, médecin, consultant.e en lactation) sans tarder.
Allaiter fatigue et prend trop de temps
Ce n’est pas le fait d’allaiter qui fatigue mais le fait d’être de jeunes parents, entre nuits hachées, nouveau rythme à trouver, quotidien à gérer et stress des premières semaines.
En fait, allaiter ne fatigue pas plus que donner le biberon. Au contraire ! Après la tétée, est sécrétée la prolactine, hormone qui aide à se rendormir plus facilement, dans un sommeil plus réparateur.
De même, allaiter ne prend pas plus de temps puisqu’il n’y a ni biberon à préparer, ni matériel à nettoyer !
On ne peut pas allaiter après une césarienne
Après une césarienne, même si la mise en sein est un petit peu retardée, cela n’empêche pas la montée de lait. Il faudra peut-être simplement adapter sa position pour qu’elle soit le plus confortable possible et mieux récupérer suite à l’opération.
On ne peut pas allaiter des jumeaux
Même si ce n’est pas toujours évident, surtout au début, il est tout à fait possible d’allaiter des jumeaux, en étant bien entourée.
Les tétées pourront être données en simultané (ce qui fait gagner du temps) ou séparément. Pour allaiter vos enfants en même temps, les positions « classique » ou « ballon de rugby » semblent être les plus adaptées, d’après les mamans ayant allaité des jumeaux.
On ne peut reprendre le travail et continuer à allaiter
« Reprise de travail » ne rime pas forcément avec « arrêt de l’allaitement ». Si vous souhaitez continuer à allaiter, c’est tout à fait possible grâce à l’allaitement mixte ou à l’utilisation du tire-lait pour maintenir un allaitement exclusif. De plus, le droit du travail en France prévoit des aménagements en entreprise pour les mères souhaitant continuer à allaiter et tirer leur lait (local adapté, temps dédiés..). Renseignez-vous auprès de votre employeur.
En cas d'allaitement, le/la partenaire est exclu.e
Même en cas d’allaitement exclusif, le co-parent a un rôle à jouer ! Ainsi, il peut participer aux tétées, par exemple en stimulant bébé pour qu’il tète bien et s’assurer que vous êtes bien installée.
Il pourra tisser des liens avec bébé lors des soins (changes, toilette, bains, promenades, ...) avant et après les tétées. Le plus important est d’en discuter dans le couple afin que chacun.e puisse trouver sa place. Votre partenaire est également la 1ère personne qui sera auprès de vous pour vous soutenir en cas de doutes ou de difficultés. Alors parlez-en ensemble.
Je n'ai pas besoin de contraception pendant que j'allaite
Même si allaiter peut être un contraceptif naturel sous certaines conditions très rigoureuses, il n’est pas rare que des mères débutent une grossesse alors qu’elles allaitent encore, par manque de connaissances. Si cette méthode de contraception vous intéresse, prenez le temps d’échanger avec votre professionnel de santé pour être “formée” à la MAMA : Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée.
Le plus souvent, il est recommandé aux femmes allaitantes d’utiliser un moyen contraceptif pour éviter toute grossesse non voulue.
Pour savoir quelle méthode vous convient le mieux et est compatible avec l’allaitement (certaines pilules ne sont ainsi pas recommandées en cas d’allaitement), renseignez-vous auprès d’un.e professionnel.le de santé.