Le lait maternel est ce qu’il y a de mieux et apporte tous les bienfaits dont votre bébé a besoin pour bien grandir. C’est pourquoi nous soutenons la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé d’un allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois, puis d’un allaitement poursuivi en complément d’une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de 2 ans ou plus.
Post-partum : les défis de la période après l’accouchement
La phase de post partum* débute dès la naissance de l’enfant et dure environ 6 semaines, d’après l’OMS[1] même si sa durée est en réalité variable.
Elle constitue un moment très important dans la vie des parents et de leur nouveau-né. Entre les changements physiques et hormonaux pour la mère et un nouvel équilibre de vie à trouver pour chacun des membres de la famille, comment gérer cette période avec sérénité et prendre soin de sa santé mentale ?
Cette page synthétise les informations clés sur le sujet et vous permet d’accéder à des contenus plus approfondis, dans lesquels vous trouverez de nombreux conseils d’experts, astuces pratiques et informations utiles pour vivre au mieux cette période.
Ce contenu vous aidera à trouver des éléments d’informations mais ne remplace en aucun cas l’avis d'un professionnel de santé. En cas de doute, consultez un médecin sans tarder.
Qu’est-ce que le post-partum : définition et enjeux
Les enjeux liés au post-partum
Le post partum désigne la période allant de l’accouchement au retour de couches (réapparition des règles). Au-delà de cette définition pragmatique, cette phase, aussi appelée « quatrième trimestre de grossesse » est pleine d’enjeux.
En effet, si la rencontre avec son bébé promet des moments merveilleux, les changements physiques, psychologiques, émotionnels et organisationnels, …, sont autant de bouleversements qui peuvent parfois fragiliser la vie de parents. Il est donc important que les futurs et jeunes parents soient sensibilisés à cette période dès la grossesse et qu’ils puissent bénéficier d’un accompagnement global après l’accouchement.
Post-partum : quelles difficultés ?
Les difficultés pouvant être rencontrées sont à la fois d’ordre physique et psychologique.
Des bouleversements physiques, en premier lieu pour la mère, qui subit les transformations corporelles, liées à la grossesse et à l’accouchement et pour qui le rapport au corps est parfois difficile. Mais aussi pour le co-parent qui peut ressentir une grande fatigue ou un manque d’énergie, notamment au travail.
Psychologiques aussi, puisque l’arrivée d’un bébé est en lui-même un chamboulement. C’est une période pleine de découvertes, de rencontres, de joies et d’émerveillements mais aussi de tâtonnements et d’apprentissages qui s’accompagnent souvent de remises en question, d’inquiétudes, de stress et de doutes. Chacun doit trouver sa place dans cette nouvelle organisation familiale, que ce soit le premier enfant ou pas.
Enfin, des facteurs extérieurs, tels que la reprise du travail, la pression de l’entourage au quotidien, les conseils parfois contradictoires des proches, la répartition des tâches à la maison ou encore des difficultés économiques, peuvent avoir des impacts sur le vécu et le ressenti personnel pendant cette période.
Le post-partum : un bouleversement physique
Dans les jours ou les semaines qui suivent l’accouchement, la jeune maman va connaître de nombreux bouleversements physiques. Ces changements corporels sont plus ou moins bien vécus par les femmes.
Les douleurs post accouchement
Des douleurs consécutives à l’accouchement peuvent survenir, qu’il s’agisse de gênes liées à une épisiotomie ou à une déchirure lors d’un accouchement par voie basse, ou encore de sensibilités dues à la cicatrice de la césarienne.
Le conseil Laboratoire Gallia
En cas d’épisiotomie ou de déchirure naturelle, il n’existe pas de traitement spécifique (sauf indication particulière et/ou si douleur très forte). Pour atténuer la douleur, placez une poche de glace, entourée d’un tissu propre, sur votre périnée. Côté soin, l’équipe médicale de la maternité vous conseillera. Il vous suffit généralement de nettoyer la zone suturée 2 fois par jour à l’eau et au savon. Séchez ensuite la zone avec soin en tamponnant avec un linge propre. Une fois la peau cicatrisée et les points partis, utilisez une crème ou une huile en effectuant de légers massages pour assouplir et réparer la peau.
D’autres transformations et ajustements corporels vont se manifester, parfois accompagnés de petits désagréments tels que :
- des contractions, appelées aussi « tranchées » qui permettent le retour de l’utérus à sa taille normale,
- des pertes de sang (ou lochies) correspondant à l’évacuation progressive du sang et des débris de la muqueuse utérine,
- des épisodes de fuites urinaires, de constipation ou une poussée hémorroïdaire, pour certaines femmes,
- des douleurs aux seins, notamment lors de la montée de lait qui survient quelques jours après l’accouchement.
Rassurez-vous, généralement, tous ces symptômes disparaissent en quelques jours suivant l’accouchement et sont bénins.
Accepter un nouveau corps
Toutes ces transformations physiques liées à la grossesse et l’accouchement peuvent être source de complexes et provoquer une perte de repères (que ce soit pour la jeune maman ou le/la partenaire) face à ce nouveau corps qu’on ne reconnaît parfois plus : montée de lait, seins parfois douloureux en cas d’allaitement, sentiment de baisse de féminité, hémorroïdes, etc.
Pour retrouver confiance en soi et vis-à-vis du regard de l’autre, il peut être indiqué :
- de reprendre une activité physique douce telle que la marche calme,
- d’avoir une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins (surtout en cas d’allaitement),
- et de prendre soin de soi et de sa santé mentale.
Soyez aussi indulgente avec vous-même : votre corps vient de donner la vie et a besoin de temps pour s'en remettre.
Les bouleversements émotionnels et la santé mentale
Fatigue et manque de sommeil
Le manque de sommeil dû aux nuits raccourcies par les pleurs, l’alimentation, le quotidien à gérer et le rythme de bébé peut engendrer un épuisement important, source d’idées noires, d’anxiété et d’irritabilité. Heureusement, la joie d’être parent l’emporte le plus souvent sur l’épuisement. Si ce n'est pas le cas, parlez-en autour de vous et à un professionnel de santé qui saura vous aider.
Quand le post-partum est mal vécu
Le baby blues
Quelques jours après l’accouchement, généralement 3 jours après la naissance de bébé[2], il est très fréquent de ressentir un état de tristesse, d’anxiété et d’instabilité émotionnelle. Cet état, appelé baby blues ou blues du 3ème jour, s’explique par la baisse des hormones et aussi par la séparation physique mère-enfant (le fait de ne plus avoir le bébé dans son ventre), la fatigue, les nouvelles responsabilités, etc. C’est un état transitoire qui concerne 50 à 80%[2] des mères et qui ne dure généralement que quelques jours.
La dépression post partum
Si les symptômes de tristesse, d’anxiété et d’irritabilité persistent et sont accompagnés d’un fort sentiment de culpabilité, d’un manque de confiance en soi, d’un pessimisme persistant ou d’un isolement social, il peut s’agir d’une dépression post partum ou d’un autre trouble de santé mentale. Longtemps taboue, la dépression post partum est une maladie qui concerne pourtant près de 16,7%[3] des mères et peut aussi toucher le partenaire. Si vous avez le moindre doute, là-aussi n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé.
Organisation et vie quotidienne après l’accouchement
Une nouvelle organisation à trouver
Que ce soit pour un premier enfant ou pas, une nouvelle organisation quotidienne est à trouver dans la famille mais aussi au sein du couple. Les rôles se (re)définissent, chacun doit trouver sa (nouvelle) place. Dans le couple, la notion de « faire équipe », des rôles bien répartis, un partage plus équitable des tâches aident souvent à éviter le « baby-clash » et le burn-out parental.
À chaque nouvelle étape et changement de situation (retour de la maternité, reprise du travail par le/la conjointe puis par la mère, début de l’allaitement mixte, ...), un nouveau rythme est à trouver à plusieurs reprises. L'allongement du congé paternité, qui dure maintenant 28 jours, permet également de repenser l'organisation et d'être plus sereins lors de la reprise du travail.
Gérer les premières fois de bébé
De retour à la maison, les premières fois de ou avec bébé (premières nuits, premiers soins, premiers pleurs, premiers bains, premières tétées, premiers biberons...) peuvent être sources d’inquiétudes, surtout s’il s’agit d’un 1er enfant. La peur de mal faire ou de faire mal, la difficulté à décrypter les pleurs et les besoins de son bébé, les difficultés liées à l’alimentation ou au sommeil du bébé posent de nombreux questionnements. Les parents craignent ainsi parfois de ne pas être à la hauteur.
Le rôle de professionnels de santé comme la sage-femme, la puéricultrice, les médecins de PMI, …, et éventuellement celui de l’entourage est alors déterminant pour prendre confiance en soi… et son envol ! N’hésitez pas à les solliciter et à leur demander conseil.
Comment bien vivre le post-partum ?
Se préparer en amont
Quoi de mieux que d’anticiper et de bien s’informer pour vivre au mieux cette période de post partum ? Ainsi, ne pas hésiter à profiter de son congé maternité et des rendez-vous de préparation à l’accouchement pour aborder ces questions avec la sage-femme. De même l’entretien prénatal précoce[4], maintenant obligatoire, propose dès le 4ème mois de grossesse d’échanger avec un professionnel de santé sur toutes les questions liées à la parentalité, idéalement avec le co-parent.
Bénéficier du soutien des professionnels
Dès la maternité, de nombreux professionnels (sage-femmes, auxiliaires, pédiatres, ...) peuvent accompagner les jeunes parents. Profitez de leur présence pour leur demander des conseils et leur faire part de vos éventuels doutes et inquiétudes, notamment en cas de baby-blues.
Écoutez les différents conseils, mais suivez aussi votre intuition et orientez-vous vers ceux qui correspondent le plus à votre propre vision des choses et vos ressentis. Vous seuls, en tant que parents, savez ce qui est le mieux pour votre bébé.
Deux consultations post-natales sont obligatoires après l’accouchement[5]. Elles peuvent avoir lieu avec une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue.
- L’entretien post natal, lui, a lieu entre la 4ème et la 8ème semaine suivant l’accouchement, et permet d’aborder les questions d’ordre psychologique : vécu et ressenti des parents, éventuelles difficultés ou soucis, liens et interactions avec l’enfant… etc.
- La consultation médicale postnatale, dans les 6 à 8 semaines après l’accouchement, est un examen médical qui fait le point sur l’état de la santé de la mère (examen gynécologique, du périnée et du ventre). Le médecin ou la sage-femme abordera également les questions de contraception et de rééducation du périnée.
Faire appel à son entourage
Si besoin et quand cela est possible, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre entourage ! Aide pour les tâches ménagères, garde d’enfant, soutien psychologique… vos proches sont là pour vous accompagner. Et seront probablement contents de se savoir utiles.
Vous n’avez pas de proches autour de vous ? Et si vous faisiez appel à une bienveilleuse ?
Partager son expérience avec d’autres parents
Les difficultés sociales (isolement) ou relationnelles (impression de ne pas être compris, manque de repères) font partie des problèmes souvent rencontrés par les parents dans les semaines suivant l’accouchement[6]. Pour y faire face, n’hésitez pas à écouter les témoignages d’autres parents ou à partager vos expériences lors de groupes de parole par exemple.
Si le post-partum peut être difficile, il se vit mieux avec information, soutien et accompagnement.
Partager ses difficultés et demander de l’aide est indispensable si vous rencontrez des problèmes. Et surtout, ne restez pas seuls : il existe de nombreuses structures et ressources disponibles (professionnels, associations, témoignages) pour vous aider à passer le cap… à commencer par les articles de Laboratoire GALLIA !
*Le post-partum : souvent appelé 4ème trimestre, il reste à durée indéterminée et chaque parent le vit à sa manière.
[3]https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/enquete-nationale-perinatale-2021
[6]Cette étude, menée par OpinionWay, a été réalisée auprès d’un échantillon de 432 parents, représentatif des parents français ayant des enfants de 2 ans ou moins, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, et de région de résidence.
Autour du post-partum
Nos outils
Besoin d’un conseil, d’une écoute ?
Notre équipe d’experts de la petite enfance est à votre disposition jour et nuit que ce soit pour parler produits , nutrition, parentalité …..
*Service et appel gratuits en France hors collectivités d'Outre-Mer
**du lundi au vendredi de 9h à 19h et samedi de 9h à 18h