24 semaines de grossesse (26 SA) : ce qui vous attend

Vous débutez votre 24ᵉ semaine de grossesse (24 SG), ce qui correspond à 26 semaines d’aménorrhée (26 SA). Vous êtes désormais à 6 mois de grossesse[1], une période charnière qui marque la dernière ligne droite du deuxième trimestre.

À 24 semaines de grossesse, de nombreuses interrogations peuvent surgir : comment évolue votre bébé ? Quels changements observer au niveau de votre corps et de votre ventre ? Quels symptômes sont fréquents à ce stade ? Quels examens et démarches devez-vous anticiper ?

Dans cet article, nous passons en revue tout ce qu’il faut savoir à 24 semaines de grossesse (26 SA) : le développement de votre bébé, les transformations de votre corps, les symptômes possibles, le suivi médical, les démarches à prévoir ainsi que des conseils pour vivre cette période le plus sereinement possible. Nous aborderons également le cas particulier de la grossesse gémellaire, qui nécessite un suivi spécifique.

Cet article a pour objectif de vous informer mais ne remplace pas un avis médical. Au moindre doute, prenez rendez-vous rapidement auprès d’un professionnel de santé.

Où en est le développement de votre bébé à 24 semaines de grossesse ?

Votre bébé fait environ

la taille d'une noix de coco

Sa taille

Environ 33cm

Son poids

Environ 890g

Taille et poids estimés : à 24 semaines de grossesse (26 SA), votre bébé mesure désormais environ 33 centimètres et pèse près de 890 grammes[2]. Il a à peu près la taille d’une noix de coco. Sa croissance s’intensifie et son corps s’allonge progressivement, tandis que ses tissus continuent de se renforcer. Toujours entouré de liquide amniotique, votre bébé bénéficie d’un environnement protecteur qui amortit ses mouvements et favorise son développement moteur. Cet espace lui permet encore de bouger librement, de se retourner et d’exercer ses muscles, contribuant ainsi à sa maturation physique et neurologique.

Évolution des organes : à stade, le développement interne se poursuit activement. Les organes sensoriels, notamment l’ouïe, sont de plus en plus performants[1]. Votre bébé reconnaît désormais certains sons familiers, comme votre voix, les battements de votre cœur ou encore les bruits digestifs.

Son système digestif continue de mûrir, avec l’accumulation progressive du méconium dans les intestins[1]. Les futures dents de lait de votre bébé poursuivent leur formation dans la mâchoire, mais ne perceront qu’après la naissance. Les poumons, bien que encore immatures, amorcent une étape importante de leur développement en se préparant progressivement à la respiration extra-utérine[1].

Gestes et réflexes : votre bébé est de plus en plus actif. Il alterne mouvements amples et gestes plus fins : il étend et replie ses membres, porte ses mains à sa bouche, bâille, suce parfois son pouce, joue avec ses pieds ou s’agrippe au cordon ombilical. Même si ses phases de sommeil restent majoritaires, représentant encore environ 18 à 20 heures par jour[1], ses périodes d’éveil deviennent plus perceptibles.

Ce que vous pourriez ressentir : à 26 SA, la majorité des futures mamans perçoivent clairement et régulièrement les mouvements de leur bébé[1]. Vous commencez souvent à reconnaître ses moments d’activité et de repos. Il est également possible de ressentir de petits soubresauts rythmés, correspondant au hoquet du bébé[1], un phénomène courant et sans gravité. 

À quoi ressemble votre ventre à 24 semaines de grossesse ?

Un ventre de plus en plus arrondi

À 26 semaines d’aménorrhée, l’utérus poursuit son expansion et occupe une place de plus en plus importante dans l’abdomen[3]. À 24 semaines de grossesse, le ventre est généralement bien visible : la silhouette s’arrondit nettement et les vêtements deviennent souvent moins confortables.

Le fond utérin se situe désormais en moyenne entre 21 et 23 centimètres au-dessus de la symphyse pubienne[3], repoussant progressivement les organes internes pour laisser suffisamment de place à votre bébé en pleine croissance.

L’augmentation du volume utérin peut provoquer des sensations de tiraillement dans le bas-ventre, notamment lors des changements de position ou après un effort. Ces douleurs, liées à l’étirement des ligaments qui soutiennent l’utérus, sont fréquentes et le plus souvent bénignes lorsqu’elles restent modérées et ponctuelles.

Ventre haut, ventre bas : des variations normales

À 24 semaines de grossesse, la forme du ventre varie considérablement d’une femme à l’autre[5]. Certaines présentent un ventre rond et haut, tandis que d’autres observent un ventre plus bas ou plus pointu.

Un ventre bas, à lui seul, n’est pas un signe d’anomalie et ne permet pas d’évaluer le risque d’accouchement prématuré[5]. Seuls des examens médicaux peuvent apporter des informations fiables. En cas de sensation inhabituelle de pesanteur pelvienne ou d’inquiétude persistante, il est recommandé d’en parler à votre professionnel de santé.

Une prise de poids qui se poursuit

La prise de poids se poursuit naturellement à ce stade. Elle est indispensable au bon déroulement de la grossesse[6] et correspond à la croissance du bébé, du placenta, du liquide amniotique, à l’augmentation du volume sanguin et aux réserves nécessaires pour la suite de la grossesse et l’allaitement.

Une prise de poids totale comprise entre 9 et 15 kg est généralement recommandée, avec une moyenne d’environ 12 kg. Ces valeurs restent cependant indicatives et dépendent notamment de votre IMC avant la grossesse.

Grossesse gémellaire : un ventre plus volumineux

En cas de grossesse gémellaire, le ventre est souvent plus volumineux à 24 semaines de grossesse[7]. L’utérus s’adapte à la croissance simultanée de deux bébés, ce qui peut accentuer la sensation de pesanteur pelvienne ou de tiraillements.

La prise de poids est en moyenne plus élevée que lors d'une grossesse unique, avec environ 3 à 4 kg supplémentaires[7], et un suivi médical renforcé est mis en place.

Quels symptômes à 26 semaines d’aménorrhée (26 SA/24 SG) ?

Les symptômes physiques les plus fréquents

À 24 semaines de grossesse, la croissance de l’utérus sollicite davantage les ligaments et les muscles qui le soutiennent, pouvant provoquer des douleurs ligamentaires[1].

Les troubles digestifs restent fréquents à ce stade[1]. Le ralentissement de la digestion et du transit intestinal, lié aux hormones de la grossesse, peut provoquer constipation, ballonnements et sensation de lourdeur après les repas.

Les envies plus fréquentes d’uriner sont également courantes à 26 SA. Elles s’expliquent par la pression exercée par l’utérus sur la vessie et par l’augmentation du volume sanguin, qui sollicite davantage les reins[1].

Un léger essoufflement, notamment lors d’un effort modéré ou en montant des escaliers, peut aussi apparaître[1]. Il est généralement physiologique. 

Les sécrétions vaginales peuvent devenir plus abondantes, blanchâtres et fluides[1]. Tant qu’elles restent inodores, non irritantes et sans coloration inhabituelle, elles sont considérées comme normales.

Les changements corporels hors ventre

La poitrine poursuit sa préparation à l’allaitement. Les seins peuvent devenir plus volumineux, plus lourds ou plus sensibles[1].

La peau peut également évoluer sous l’effet des hormones : accentuation de la ligne brune sur l’abdomen, apparition possible de vergetures sur le ventre, les hanches, les cuisses ou la poitrine, ou au contraire teint plus lumineux[1].

Sur le plan circulatoire, certaines femmes enceintes ressentent une sensation de jambes lourdes, un léger gonflement des chevilles en fin de journée ou constatent l’apparition de petites varicosités[1].

Le mal de dos, notamment au niveau lombaire, est fréquent à ce stade. Le déplacement du centre de gravité, l’accentuation de la cambrure et le relâchement ligamentaire sollicitent davantage la colonne vertébrale[1].

Symptômes et santé : les points de vigilance

Même si la majorité des symptômes ressentis à 24 semaines de grossesse sont bénins, certains signes doivent amener à consulter rapidement. Une perte de liquide claire et continue peut évoquer une fissure de la poche des eaux et nécessite une évaluation médicale immédiate[4].

Des saignements, des contractions qui vous paraissent trop fréquentes, régulières, et/ou douloureuses, de la fièvre, des douleurs abdominales intenses, ou des maux de tête persistants doivent également conduire à consulter sans délai.

En règle générale, si un symptôme vous semble inhabituel ou inquiétant, il est toujours préférable de demander l’avis de votre sage-femme ou de votre médecin.

L’état émotionnel : entre sérénité et sensibilité accrue

Sur le plan émotionnel, la 24ᵉ semaine de grossesse correspond souvent à une période relativement stable. Beaucoup de femmes enceintes se sentent plus sereines et plus connectées à leur bébé, notamment grâce aux mouvements bien perceptibles[8].

Cette stabilité peut toutefois coexister avec une sensibilité émotionnelle accrue. Les changements corporels, la prise de poids, la fatigue ou les interrogations liées à l’accouchement peuvent parfois générer des moments de doute[8].

Exprimer ses ressentis et en parler avec son entourage ou un professionnel de santé peut aider à traverser cette période avec plus de sérénité.

Examens médicaux et démarches à prévoir à 24 semaines de grossesse (24 SG/26 SA)

La consultation prénatale du 6ᵉ mois

Cette consultation mensuelle constitue un temps important du suivi de grossesse. Elle permet d’évaluer l’état de santé de la future maman, de contrôler la croissance utérine (reflet de la croissance foetale), la tension artérielle, le poids, et d’échanger sur les éventuels symptômes ressentis.

Les battements du cœur de votre bébé sont également écoutés à l’aide d’un Doppler[9], un moment souvent chargé d’émotion pour les futurs parents.

Le deuxième trimestre est aussi une période propice pour réaliser votre examen bucco-dentaire, entièrement pris en charge pendant la grossesse[10]. Il permet de contrôler l’état de vos dents et de vos gencives, fragilisées pendant la grossesse, et de bénéficier de conseils pour en prendre soin.

Les examens biologiques à prévoir à 26 SA

Lors de la consultation du 6e mois, plusieurs examens biologiques sont prescrits. Un hémogramme (ou numération formule sanguine) permet notamment de dépister une éventuelle anémie, fréquente au cours de la grossesse en raison de l’augmentation des besoins en fer. S’il n’a pas été effectué en début de grossesse, un dépistage de l’hépatite B est réalisé afin de vérifier l’absence d’infection, et d’anticiper, si nécessaire, une prise en charge spécifique.

Pour les femmes de rhésus négatif ou précédemment transfusées, une recherche d’agglutinines irrégulières (RAI) permet de détecter la présence éventuelle d’anticorps dirigés contre les globules rouges du fœtus. Comme chaque mois, un examen urinaire est réalisé pour dépister la présence éventuelle de protéines ou de glucose dans les urines, signes de complications éventuelles.

Si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose, une prise de sang mensuelle est encore effectuée afin de vérifier l’absence d’infection récente. Un test de dépistage du diabète gestationnel peut être proposé, en particulier si vous présentez des facteurs de risque ou selon les recommandations de votre professionnel de santé. Ce test permet de détecter un trouble de la régulation du sucre dans le sang et de mettre en place, si nécessaire, une prise en charge adaptée pour limiter les risques pour la maman et le bébé.

Se projeter vers le troisième trimestre de grossesse

À l’entrée progressive dans le dernier tiers de la grossesse, le suivi médical devient plus rapproché. Le troisième trimestre comprendra trois consultations médicales obligatoires, une troisième échographie, un rendez-vous avec l’anesthésiste en vue de l’accouchement, ainsi que sept séances de préparation à la naissance et à la parentalité[9].

C’est également le moment de confirmer votre inscription à la maternité, de réfléchir à votre projet de naissance et de vous informer sur les modalités d’accouchement et de retour à domicile.

Conseils pour vivre sereinement votre 24ᵉ semaine de grossesse

À 24 semaines de grossesse, maintenir une activité physique douce et régulière reste particulièrement bénéfique[11]. La marche, la natation, le yoga prénatal, l’aquagym ou les étirements adaptés permettent de soulager les tensions, d’améliorer la circulation sanguine et de préserver le bien-être physique et mental.

Votre alimentation joue un rôle essentiel dans votre santé et dans le développement de votre bébé[12]. Il est recommandé de privilégier des repas variés et équilibrés, comprenant des fruits et légumes, des féculents, des protéines de qualité et des sources de bonnes graisses. Ces apports contribuent à couvrir les besoins en fer, calcium, fibres, vitamines et acides gras essentiels.

Accordez-vous également de véritables moments de détente. Lecture, musique douce, exercices de respiration, relaxation ou bains tièdes peuvent vous aider à relâcher les tensions et à vous recentrer sur vos sensations.

Le soutien de votre entourage reste précieux. Partager vos ressentis, vos questions ou vos inquiétudes avec votre partenaire ou vos proches contribue à renforcer le climat de confiance et de sérénité autour de la grossesse.

Questions fréquentes – Semaine 24 de grossesse (26 SA)

Quelle est la taille et le poids du bébé à 26 SA ?

À 24 semaines de grossesse (26 SA), votre bébé mesure en moyenne 33 centimètres et pèse environ 890 grammes. Il a désormais la taille d’une noix de coco[1] et poursuit une croissance régulière.

Est-il normal de sentir bébé bouger tous les jours à 24 semaines de grossesse ?

Oui, à 26 SA, la majorité des femmes enceintes ressentent leur bébé bouger quotidiennement[1]. La perception des mouvements fœtaux peut toutefois varier d’un jour à l’autre, en fonction des phases de sommeil et d’éveil du bébé et de votre propre activité.

Mon ventre est bas à 24 semaines de grossesse, est-ce inquiétant ?

La forme du ventre varie beaucoup d’une femme à l’autre. Un ventre bas à 24 semaines de grossesse n’est pas en soi un signe d’anomalie[5]. En cas de gêne inhabituelle ou de doute, il est conseillé d’en parler lors d’une consultation.

26 SA correspondent à combien de mois de grossesse ?

26 semaines d’aménorrhée correspondent au 6ᵉ mois de grossesse[1], toujours dans la dernière partie du deuxième trimestre.

Peut-on accoucher à 26 SA et quels sont les risques ?

Un accouchement à 26 SA correspond à une grande prématurité. À ce stade, le bébé nécessite une prise en charge spécialisée en service de réanimation néonatale[4]. En cas de signes évocateurs d’un accouchement prématuré, il est essentiel de consulter sans attendre.

[1] « Le Grand Livre de ma grossesse » par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens, Bernard Hédon, Editions Eyrolles, Nouvelle édition, 495 pages.   

[2] Santé.fr. Le calendrier de grossesse.        

[3] Doctissimo. 6 mois de grossesse : des changements en cascade.          

[4] Institut national de santé publique du Québec. Signaux d’alarme.      

[5] Doctissimo. Comment évolue le ventre de la femme enceinte ?   

[6] Assurance Maladie. Grossesse : quelle prise de poids ?    

[7] Centre hospitalier des quatre villes. Grossesses gémellaires.      

[8] Assurance Maladie. Grossesse : bouleversement émotionnel, anxiété et dépression.      

[9] Assurance Maladie. Vivre sa grossesse sereinement grâce au suivi médical. 

[10] Assurance Maladie. Un rendez-vous chez le chirurgien-dentiste offert pendant votre maternité.        

[11] Assurance Maladie. Comment choisir son activité physique ou son sport pendant sa grossesse ?           

[12] Assurance Maladie. Adapter son alimentation pendant la grossesse.   

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