L’échographie repose sur l’utilisation d’ultrasons, une technique totalement inoffensive pour le fœtus. Au cours de la grossesse, il est recommandé de réaliser trois échographies principales : la première autour de 12 SA, la seconde vers 22 SA, et la dernière aux environs de 32 SA.
L’échographie du premier trimestre se déroule entre 11 SA et 13 SA + 6 jours. Elle constitue une étape essentielle du suivi prénatal : elle permet de voir le fœtus pour la première fois, de contrôler son activité cardiaque, d’effectuer une première évaluation morphologique et de dater précisément le début de la grossesse[1].
Lors de cet examen, le praticien mesure aussi l’épaisseur de la nuque du fœtus, appelée clarté nucale. Associée à une prise de sang maternelle et à l’âge de la mère, cette mesure sert à estimer le risque de trisomie 21, 13 ou 18[1]. Il ne s’agit pas d’un diagnostic, mais d’un dépistage combiné, permettant d’évaluer la probabilité de certaines anomalies chromosomiques.
En cas de grossesse gémellaire, cette échographie a une valeur particulière : elle aide à déterminer la chorionicité, c’est-à-dire le nombre de placentas ainsi que le nombre de poches amniotiques. Cette donnée est essentielle, car elle oriente la fréquence du suivi médical[4]. En effet, une grossesse multiple nécessite une surveillance plus rapprochée afin de contrôler la croissance et le bien-être de chaque bébé.
Même si cette échographie permet déjà d’observer un fœtus bien formé, le sexe du bébé n’est pas encore clairement visible à ce stade. Les organes génitaux externes sont en cours de formation, et il faudra patienter encore quelques semaines, généralement jusqu’à la seconde échographie, vers 22 SA pour en connaître le résultat avec certitude.