Au cours de la grossesse, trois échographies principales sont généralement proposées (même si elles ne sont pas obligatoires) : la première autour de 12 SA, la deuxième vers 22 SA et la troisième aux alentours de 32 SA.
Si vous ne l’avez pas encore faite, l’échographie du premier trimestre est à réaliser entre 11 SA et 13 SA + 6 jours. Celle-ci repose sur l’utilisation d’ultrasons, une technique totalement indolore et sans danger pour le fœtus. C’est un examen clé car elle permet de visualiser le fœtus pour la première fois de manière détaillée, de vérifier son activité cardiaque, de contrôler sa vitalité et de mesurer sa taille (longueur cranio-caudale) afin de dater précisément le début de la grossesse. Le praticien effectue également une première étude morphologique, qui consiste à observer la tête, le tronc et les membres du bébé, pour s’assurer que son développement se déroule normalement.
Lors de cette échographie, on mesure aussi l’épaisseur de la nuque du fœtus, appelée clarté nucale. Cette donnée, associée à une prise de sang maternelle et à l’âge de la future maman, permet d’évaluer le risque que le fœtus ait la trisomie 21. Ces mesures constituent un dépistage, non un diagnostic, et aident les professionnels à proposer, si nécessaire, un suivi adapté.
En cas de grossesse gémellaire, cette échographie permet également de déterminer la chorionicité, c’est-à-dire le nombre de placentas et le nombre de poches amniotiques. Cette information est essentielle pour ajuster la surveillance médicale, car une grossesse gémellaire nécessite un suivi plus rapproché afin de s’assurer du bon développement et du bien-être de chaque bébé[7].